Tataouine : « Nous poursuivrons les criminels devant la cour pénale internationale », Lazhar Akremi

Dans une déclaration qu’il a faite ce soir à Radio Shems FM à propos du meurtre de Lotfi Nakhd à Tataouine, Lazhar Akremi a confirmé que cet acte est un assassinat politique qui fait suite à une série de menaces et d’agressions contre les militants de Nidaa Tounes. Il s’est étonné de la version avancée dans l’empressement par le porte-parole du ministre de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, qui a fait savoir que Lotfi Nakhd est mort des suites d’un arrêt cardiaque alors que le rapport médical n’est pas encore établi et que l’enquête est en cours.

Selon Lazhar Akremi, les circonstances et les indices démontrent que l’assassinat de Lotfi Nakhd est prémédité. Ceux qui l’ont commis et ceux qui les soutiennent ont eu l’arrogance de le revendiquer sur les réseaux sociaux en menaçant d’aller plus loin dans leur campagne contre Nidaa Tounes, ses militants et tous ceux qui sont en relation avec ce parti. Malgré toutes ses présomptions, les autorités se préparent à une mise en scène pour camoufler le crime.
M. Akremi a précisé que son parti (Nidaa Tounes) et ses membres n’ont pas confiance dans les institutions de l’État pour élucider l’affaire, arrêter les criminels et les juger et que de ce fait, il n’exclut le recours à la cour pénale internationale.

Rappelons dans ce cadre que la Tunisie a ratifié après la révolution du 14 janvier le traité de Rome portant création de la cour pénale internationale. Sur la forme, le recours envisagé devant cette juridiction est recevable puisqu’en vertu de cette ratification, la Tunisie est soumise de la convention de Rome. Sur le fond, le caractère politique de l’assassinat qui s’apparente à un crime contre l’humanité et la manière avec laquelle l’affaire sera traitée par les autorités qui ont annoncé que le décès est naturel avant même que se prononcent les médecins et le procureur de la république, justifie son examen par la cour pénale internationale. Celle-ci ayant, en effet, vocation à statuer dans les affaires qui touchent à la sécurité et aux droits de l’homme chaque fois que la justice nationale n’a pas la volonté ou la compétence pour juger les crimes contre l’humanité commis sur son territoire et/ou par ses citoyens.

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