Lotfi Touati, enfin « dégagé »

Il a fallu plus de cinquante jours de grève et de lutte à la maison de presse Dar Essabeh, une grève de la faim d’une dizaine de journalistes de l’établissement, et le transfert en urgence à l’hôpital de Lamia Cherif, l’une des grévistes de la faim dont l’état de santé s’est subitement dégradé hier matin, pour que Lotfi Touati, le directeur imposé par le gouvernement provisoire soit enfin « dégagé ».

Il a fallu aussi toute cette pression et cette contestation de toute une corporation, couronnée par une grève générale réussie à plus de 90% selon l’agence TAP, soutenue par la société civile, les partis politiques et les syndicats internationaux de journalisme, et relayée par la presse étrangère pour que Touati ou ceux qui l’avaient placé à la tête de Dar Essabeh comprennent enfin que ce n’était pas l’homme qu’il faut à ce poste.

L’annonce de son « départ » a été faite au journal télévisé de Nessma TV, hier à 20 heures, et les journalistes de Dar Essabeh, épuisés par leur grève et leur combat acharné mais déterminés à en découdre, peuvent enfin souffler. Cette décision serait annoncée officiellement vendredi, rapporte Mosaïque FM.

Une bataille gagnée, certes, mais pas toute la « guerre », et les journalistes ne doivent en aucun cas baisser la garde, il y va de la réussite de la transition démocratique.

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