Des nouvelles recrues, d’après le 14, dans la liste noire des journalistes

Finalement, le gouvernement provisoire et le Syndicat national des journalistes tunisiens SNJT se sont mis d’accord sur la version finale de la black list des journalistes corrompus. Elle contiendrait des journalistes d’avant et après le 14 janvier, rapporte Mosaique FM.

Depuis l’accession au pouvoir de la Troïka, les ministres d’Ennahdha et en particulier Lotfi Zitoun n’ont eu de cesse de critiquer les médias et de remettre en cause leur objectivité et leur impartialité. Lotfi Zitoun a même menacé à maintes reprises de révéler le contenu de cette liste. Chose qui a fait réagir le bureau exécutif du SNJT. Lequel a rejeté en bloc l’attitude de Lotfi Zitoun et accusé le gouvernement de vouloir faire taire les médias pour conserver le pouvoir. Selon le SNJT, « le syndicat avait demandé au gouvernement la liste des journalistes ayant travaillé avec la police politique et l’ATCE, mais celui-ci a fait la sourde oreille ».

En résumé, cela laisse présumer que le gouvernement et le SNJT ont chacun leur propre liste noire, pouvant contenir chacune des noms du camp adverse et que le bras de fer entre eux s’est soldé par l’union des deux listes. La liste contiendrait ainsi des noms de journalistes corrompus de l’ancien régime, de journalistes pro-gouvernement provisoire ou de journalistes qui se sont convertis de Ben Ali à Ghannouchi !

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