L’auteur du livre de Leïla Ben Ali se confie à «France Inter» : L’art de se faire l’avocat du diable !

« Le témoignage d’un acteur au cœur des événements… », dixit Yves Derai, l’auteur qui a publié récemment la biographie de Leïla Trabelsi Ben Ali. Longuement interviewé par France Inter, le journaliste essaie tant bien que mal de disculper carrément l’ex-femme forte du clan des Trabelsi. Pourtant, il avoue qu’il a trouvé certaines difficultés pour réaliser son livre, grâce essentiellement à un intermédiaire, qu’il a tu bien entendu le nom, du moment que celui-ci revient souvent en Tunisie !

En revanche, Yves Derai ne cache pas qu’il est entré en contact avec l’ancienne régente de Carthage par Skype et qu’il a dû être interrompu à plusieurs reprises pour permettre à Signora Leïla d’aller faire ses prières ! Car, selon ce journaliste zélé, elle a bien changé la dame, pour preuve elle s’affiche désormais voilée, comme le démontre la couverture du livre qui lui est consacré.

Autre révélation apportée par le livre, celle concernant les fameux snipers, lesquels, d’après les déclarations de Leïla, «ont été commandités par des services secrets étrangers», preuve pour elle, et son auteur, que l’éviction du président déchu était « le fruit d’un coup d’état ». Enfin, l’aberration de trop, du moment que l’auteur affirme qu’il n’y a pas eu de crime politique sous le règne de Zaba. Puisqu’il le dit, c’est certainement vrai…qu’il a été corrompu.

Le blogueur du courrier international « Le western culturel » ne s’y est pas trompé, en tout cas, lorsqu’il a proposé à l’auteur du livre de « passer ses vacances dans les sous-sols du Ministère de l’Intérieur, là où on torturait, on violait et on tuait. Là où on subissait la technique du poulet grillé et autres châtiments infligés aux prisonniers ».

Le même blogueur termine par ce conseil :  Monsieur Derai aurait dû lire « La dictature Ben Ali pour les nuls », avant de s’avancer dans cette publication et de se faire l’avocat des Trabelsi ».

Commentaires:

Commentez...