Le décès de Nayef Ben Abdel Aziz fait rêver à une possible extradition de Ben Ali

Le cabinet royal d’Arabie Saoudite vient d’annoncer le décès du prince héritier, Nayef Ben Abdel Aziz à l’âge de 79 ans. Selon les informations officielles, le décès est survenu à l’étranger alors qu’il se faisait contre une grave maladie. La même source ajoute que les obsèques auront lieu demain après la prière d’El Maghrib

Rien n’exclut la participation de Benali à cette cérémonie, et ce, non pas en sa qualité d’hôte privilégié de l’Arabie Saoudite, mais plutôt en raison de ses relations personnelles avec le disparu, lequel bénéficiait, avec sa famille, de plusieurs avantages en Tunisie, du temps où Benali était encore au pouvoir. Lorsque ce dernier en a été évincé, le prince héritier ne l’a pas oublié. Il lui a garanti, à lui et à sa petite famille, une protection singulière et lui a offert les meilleures conditions de séjour sur le territoire saoudien.

Outre les affinités et les services rendus de part et d’autre, les deux hommes avaient en commun le souci de la sécurité et plus précisément la leur et celle des leurs.

Et même si le prince héritier était farouchement opposé à l’extradition de Benali, comme l’a declaré l’ancien président par intérim Fouad Mebazaa en décembre 2011, la plupart des observateurs s’accordent à dire que concernant Ben Ali, et dans beaucoup d’autres affaires, l’Arabie Saoudite obéit au doigt et l’œil à ses maîtres: les Américains.

D’après certaines confidences, les responsables saoudiens étaient prêts à soutenir la Tunisie sur tous les plans, mais n’avaient aucunement l’intention de livrer Benali à la Justice tunisienne.

Rappelons toutefois, que le tribunal militaire de Tunis a demandé à plusieurs reprises l’extradition de Ben Ali d’Arabie Saoudite, mais il n’a pas reçu de réponse. Le premier ministre provisoire, Hamadi Jebali a déclaré, lors d’un voyage effectué dernièrement en Arabie saoudite, qu’il ne « baisserait pas les bras pour obtenir l’extradition du président déchu, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice tunisienne ». La Tunisie ne perd rien à reconduire sa demande, même pour faire semblant !!

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