Opinion – Don Marzouki… Gigote !

Rien ne va plus ! Les jeux sont faits, mais les dés étaient pipés ! Bon Réveil Monsieur le président ! Un palais trop grand pour vous, les journées sont longues et vous ne servez à rien. Pire l’indignation et la grogne du peuple dont vous tiriez la légitimité, parviennent finalement à transpercer votre surdité.

Votre monomanie de briguer la plus haute fonction de l’État et de vous y maintenir à n’importe quelles courbettes, les unes plus basses que les autres, ne vous sont plus d’aucuns secours. Et vous passez à l’offensive. Votre courage légendaire vous somme de vous cacher derrière les rapports de vos conseillers ! Au cas où… Vous diriez : ce n’est pas moi, c’est eux, c’est la démocratie…

Mardi 22 mai Adnène M’nasser, porte-parole du président de la République ouvre le feu, dans un article qui a pour titre « Pour que le gouvernement ne creuse pas sa tombe et la tombe de la Révolution »

Le jeudi 24, c’est Mohamed Chawki Abid, conseiller auprès du président de la République chargé des affaires économiques, qui propose à Hamadi Jebali, de dissoudre son gouvernement. Incompétence flagrante sanctionnée par Standard & Poor’s. Celui-ci n’y va pas de main morte, on peut lire :

« Quelles sont les motivations d’une telle dégradation ? Nous pouvons en citer : Absence de plan d’action pour redresser le système bancaire, Insuffisance du Titre II du Budget de l’État pour rassurer les chômeurs et stimuler l’investissement privé, Loi de Finances inappropriée, Gestion indulgente d’une Administration corrompue, Inefficacité de plusieurs ministres clés (Industrie, CIIE, Finances, …), Précarité de la sécurité, Érosion du pouvoir d’achat, Potentiel de grogne syndical, Laminage des réserves en devises, Aggravation du chômage »

Le vendredi 25 mai, un autre conseiller du président, Ayoub Massoudi, remet une couche : « Non, Standard & Poor’s ne punira pas le peuple qui s’est révolté». Et va jusqu’à dé-crédibiliser Standard & Poor’s et douter de l’indépendance de toutes les agences de notation. Mais ce Haut fonctionnaire, du haut de ses 32 ans est Ingénieur en communication, autant dire que l’économie se résume pour lui à calculer son salaire tous les mois!
Cerise sur les gâteux du pouvoir, ces couches qui se couchent, se lynchent et lèchent les babouches, cette Tunisie qui ne sait plus à quel saint se vouer : Abdelwaheb Maâter, ministre de l’Emploi déclare : «Même si on faisait appel aux anges du ciel, ils ne pourront rien contre le chômage »! Il est à noter que ce ministre est issu du légendaire parti de l’ex (actuel ?) opposition, le CPR. Alors, arrêtez de dire que les hommes politiques sont des menteurs, ils sont incompétents. Et ils l’avouent, bravo !

M. Marzouki, vous désolidariser d’Ennahdha ne va pas être aussi facile que vous croyez. Et si vous avez déjà commencé votre prochaine campagne électorale, je crois qu’elle est déjà perdue d’avance. Car la plupart des Tunisiens ont déjà fait le tour de votre personnalité multiple et malhonnête et rien ne pourra les faire changer d’avis, même si vous combattiez Ennahdha à mains nues !

Récapitulons la situation politique tunisienne, Le CPR veut tirer son épingle du jeu dans l’espoir d’être réélu un jour… proche… Lointain… Il ne sait pas encore… Nous non plus d’ailleurs !

Ettakatol part en morceaux et ses bureaux se vident, reste Ben Jaafar à la barre ne se séparant, sous aucun prétexte, de son marteau ou de l’extraordinaire pouvoir, tombé du ciel. Pardon offert par Ennahdha « couper les micros des idiots utiles ». (Oui c’est bien de celle qui se fait nommer, opposition dont je parle) Ben Jaafar est un sage né, il ne se décide jamais, à moins d’être sûr du camp de l’ultime vainqueur.

Ennahdha et ses voltes faces multiples, sa politique, ses salafistes qui sèment la terreur, la corruption de son idéologie qui est faite d’un peu de religion, beaucoup de mauvaise foi et d’imposture, dont les mains dégoulinent de jour en jour du sang de ceux qui sont morts dans le passé ou sous sa domination. Que ce soit dans les rangs des agents de l’ordre, du tunisien qui s’est immolé par désespoir ou celui qui fut victime des criminels amnistiés !

Triste résultat d’une révolte ou révolution qui n’a mené qu’à la violence et les agressions, la faim dans les couffins, la peur dans les rues, les grèves dans nos vies. Chacun sa loi, chacun sa foi !

Au bout de six mois, la coalition des vautours vole en sauve-qui-peut et met le pays en déroute !

Pour en revenir à notre cher président, qui se démène pour rien ! Que la politique d’Ennahdha lui plaise ou pas ou pour être précise que la rumeur lui soit parvenue ; celle de Jebali qui veut le démettre de ses fonctions pour cause de folie. Monsieur le Président, arrêtez de gigoter cela ne sert à rien !

Vos conseillers peuvent déblatérer tant qu’ils veulent, ils ne feront qu’alimenter le piètre spectacle qu’est devenue la politique tunisienne, dans les journaux et les médias. On n’a plus envie d’en rire, on rêve de voir la Tunisie refleurir.

En espérant pour les mois à venir qu’on ne parlera plus de troïka, mais de perestroïka.

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