La sulfureuse Leïla parle : «Ma Vérité», mon nègre et le fric que j’ai volé

L’information circule sur les réseaux depuis hier : cette maudite Leïla Ben Ali cherche à nouveau à attirer l’attention sur elle en payant quelqu’un pour lui écrire un livre.

C’est que du fric volé, elle n’en manque pas puisque des milliards appartenant au peuple tunisien sont dans les poches de cette prédatrice dont la vénalité a poussé notre pays dans une dangereuse spirale.

L’épouse de Ben Ali et ce qu’elle peut dicter à son nègre de journaliste français ne nous intéressent pas.

Ce que nous voulons, c’est que cette voleuse recherchée par la justice d’un pays qu’elle a écrasé et pillé nous restitue nos biens, notre patrimoine et l’argent du peuple.

Ce que nous voulons, c’est qu’elle ait le scrupule de rendre ce qui n’est pas à elle puis de se taire pour toujours.

Mieux encore, le peu d’honneur qui lui reste devrait l’inciter à se rendre à la justice tunisienne et venir purger sa peine de prison.

Dans cet esprit, le président de la commission nationale pour la restitution des fonds placés à l’étranger, Mustapha Kamel Nabli, a annoncé hier que 28 millions de dinars de l’épouse du président déchu, Leïla Trabelsi, vont être restitués cette semaine à la Tunisie.

Ce n’est là qu’une goutte d’eau par rapport aux milliards volés par ce clan de sinistre mémoire que furent les tout puissants Trabelsi.

Au lieu de nous égarer avec ses « réflexions », la voleuse de Carthage devrait se souvenir qu’elle n’est désormais qu’une outlaw, une wanted, un vulgaire escroc.

Le livre qu’elle a « co-écrit » avec un journaliste français s’intitulera « Ma vérité » et devrait paraître aux éditions du Moment, à Paris.

La seule vérité que nous voulons entendre concerne la manière dont Leïla a volé le peuple tunisien, placé sa famille partout, encaissé des commissions sur tout ce qui bouge.

Cette femme insatiable s’est approprié un pays entier et a commis l’incroyable hold up qui consiste à se transformer en véritable régente d’un pays pillé.

Et, aujourd’hui, au lieu de reconnaître ses méfaits, au lieu de demander pardon, elle cherche à esquiver en nous parlant de « sa vérité » et de ce qu’elle « considère comme un coup d’État qui a précipité la chute de son mari ».

Non, Leïla, ne nous parle pas de cela ! Rends l’argent du peuple !

Ce qui est arrivé le 14 janvier vous a permis de sauver votre peau, car vous risquiez une fin à la Ceaucescu.

Heureusement que vous êtes partis, car un lynchage nous aurait déshonoré davantage.

Et désormais, là où vous êtes, taisez-vous, ayez au moins la pudeur de vous taire, expiez le mal que vous nous avez fait…

Même la Terre sainte qui vous abrite ne semble pas vous pousser à faire amende honorable et restituer ce qui ne vous appartient pas.

Pour écrire son livre, Leïla a fait appel à un nègre qui l’a écrit à sa place. Ce monsieur se nomme Yves Derai et devrait être l’accoucheur de conscience de la voleuse impénitente.

Sur 250 pages, Leïla raconte sa vérité et choisit un éditeur parisien pour le faire.

Une question se pose : est-ce une initiative de l’éditeur ou bien est-ce une commande de Leïla ?

En d’autres termes, sommes-nous en face d’un livre publié à compte d’éditeur ou s’agit-il plutôt de compte d’auteur déguisé ?

Est-ce un éditeur qui veut faire un coup ou bien est-ce Leïla qui a dicté les conditions et manœuvre pour imposer de nouveaux mensonges ?

En tout état de cause, venant de Leïla, toute « vérité » a un parfum de mensonge.

Dis-nous la vérité sur tes rapines, tout le reste ne nous intéresse pas. Et de toute façon, cette ligne de défense qui consiste à parler politique ne tient pas la route.

A d’autres, ces soi-disant révélations ! A d’autres les détails croustillants sur le 14 janvier !

Et que les éditions du Moment se disent bien qu’ils surfent sur la douleur du peuple tunisien et diffusent les esquives d’une fuyarde condamnée par la justice de son pays.

Et que M. Yves Derai, s’il est payé par Leïla se dise bien que c’est l’argent volé au peuple tunisien qu’il met dans son assiette.

Le livre devrait coûter 16.10 euros et l’éditeur que nous avons contacté au téléphone mous a donné le 24 mai comme date de parution.

Et si ce livre ne dit rien sur l’argent volé, si Leïla ne reconnaît pas sa responsabilité dans le pillage de notre pays par sa famille, ce livre ne vaut rien, car son véritable auteur aura biaisé, éludé, joué à l’autruche face à une voleuse qu’il sait voleuse, mais qu’il considère comme une première dame simplement déchue à cause d’un « coup d’État ».

Au nom de la liberté de la presse, je demande que ce livre soit effectivement diffusé en Tunisie. Car ce serait considérer Leïla que de la censurer.

Toutefois, j’appelle les éditions du Moment à s’engager immédiatement à restituer tout l’argent de la vente aux spoliés par Leïla, aux blessés de la révolution et aux familles des martyrs.

Si un tel engagement n’est pas pris par l’éditeur, j’appelle au boycott de ce livre et à la responsabilité des libraires tunisiens pour ne pas lui donner un écho qu’il ne mérite pas.

La stratégie de Leîla est cousue de fil blanc : faire de nouveau parler d’elle.

Qu’elle sache, ainsi que son éditeur et son nègre que nous n’avons rien oublié, rien pardonné.

Et à ce propos, l’éditeur n’a pas précisé au téléphone le nom de Yves Derai qui circule toutefois sur les réseaux sociaux.

De plus, les mêmes réseaux commencent à aller dans tous les sens.

On parle en effet de révélations sur le rôle réel des services secret français dans l’exfiltration de Ben Ali.

On dit aussi que ce livre serait une manière indirecte pour Zine de donner sa version des faits via sa chère épouse.

On évoque aussi des égratignures à l’encontre de politiciens tunisiens et français.

On parle enfin (et c’est le cœur du sujet) d’une réponse à La Régente de Carthage, un livre qui s’est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires.

Comme quoi, là où il y a du fric, Leïla n’es jamais bien loin…

De toutes les manières, les jours à venir permettront de séparer de bon grain de l’ivraie, l’intox de l’info et la vérité des mensonges éhontés d’une vulgaire voleuse qui a accablé la Tunisie.

Quant aux marchands du temple – ici l’éditeur et son co-auteur -, pour eux, l’argent n’a pas d’odeur. Et, vous verrez, ils tenteront de cacher leurs mains avides en invoquant la liberté d’expression.

Et peut-être même iront-ils jusqu’à évoquer la présomption d’innocence pour une condamnée fuyant la justice tunisienne et cherchant à répandre des vérités qui esquivent l’unique vérité qui compte : Leïla est une voleuse…

* Les illustrations sont des graffitis et dessins photographiés dans les souks de Kairaouan le 3 avril 2012 – photos (Hatem Bourial)

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