Deux grandes cliniques internationales bientôt en Tunisie, mais le secteur public de la santé bat de l’aile…

Le secteur de la santé est en train de connaître une nouvelle donne avec l’installation en Tunisie d’établissements internationaux.

C’est ainsi que l’institution japonaise Tokushukai vient d’annoncer le projet de construction d’une clinique à Tunis en 2013.
Avec 400 lits, cette clinique devait être créée en 2007, mais le projet avait été abandonné.
Retour donc des regards de Tokushukai sur la Tunisie avec un investissement annoncé autour de 70 milliards de millimes et 1200 emplois à la clé.

D’autre part, selon une indiscrétion de l’hebdomadaire “Jeune Afrique”, un grand centre de cancérologie devrait bientôt voir le jour soit à Tunis, soit à Casablanca.

Les deux villes sont, actuellement, en compétition, avec un léger avantage pour le Maroc.

Ce centre de cancérologie est prévu pour être le plus grand d’Afrique et va être créé grâce à l’initiative du spécialiste français Augustin Roquette.

Ce cancérologue réputé réunit actuellement un consortium d’investisseurs européens et maghrébins.
La décision d’implantation à Tunis ou Casa devrait être prise en juin prochain.

En attendant, le secteur privé de la santé semble appelé à se développer spectaculairement.

Est-ce au détriment du secteur public de la santé ?
L’hôpital est-il condamné à continuer à être le parent pauvre du système de santé ?
Et, au fond, quel a été l’impact de la révolution sur les systèmes de santé publique en Tunisie ?

Des mastodontes internationaux pointent le bout du nez, mais rien n’est encore annoncé pour une réforme véritable et décisive de l’hôpital public, toujours en perte de vitesse.

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