Après la grâce présidentielle, quel destin pour les grévistes de la faim algériens?

2470, c’est le nombre de prisonniers (dont des Libyens) ayant profité, à l’occasion du 56e anniversaire de l’Indépendance, de la grâce présidentielle.

Les détenus algériens sous nos cieux, dont une vingtaine est entrée depuis une semaine en grève de la faim, n’ont pas bénéficié de cette grâce. C’est ce que rapporte le quotidien algérien Al Akhbar. Selon la porte-parole des familles des détenus algériens, « tous les prisonniers de nationalité algérienne avaient été transférés dans la prison de la Mornaguia, mais ne seront pas concernés par la grâce présidentielle dont des ressortissants libyens et marocains ont pu profiter ». La porte-parole des familles des prisonniers algériens avait eu un entretien avec le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, qui lui a recommandé de passer par le consulat de son pays en Tunisie pour faire une demande à ce propos. Chose faite, mais les prisonniers algériens doivent encore patienter puisque l’approbation de cette demande n’est pas parvenue aux autorités tunisiennes, dans la mesure où l’aval du ministère algérien des affaires étrangères n’a pas été encore obtenu.

Ainsi, nos amis Algériens qui croupissent dans les prisons tunisiennes doivent encore patienter avant de retrouver leur liberté. La prochaine (occasion) devrait être la bonne. Grand instigateur d’un Maghreb Uni, le président intérimaire tunisien, Moncef Marzouki, ne devrait pas, cette fois-là, ‘passer à côté’.

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