Irons-nous jusqu’à louer le port de Radès au Qatar ?

Selon les uns, il s’agirait d’une intox. Selon les autres, l’info est des plus crédibles et l’opération serait déjà en cours.

Ces dernières semaines, une première intox avait circulé et entraîné un mouvement de grève à Radès. En effet, les opérations d’embarquement et de débarquement des marchandises au port de Radès avaient été annoncées comme cédées à une compagnie danoise.

D’abord, aucun démenti n’avait été apporté à cette info, relayée par tous les médias tunisiens et révélée en premier lieu par l’agence TAP.

Ce n’est que suite à un mouvement de grève des travailleurs du port de Radès que l’info avait été démentie et même qualifiée de « sans fondement ».

Du coup, on a parlé d’une sorte de test pour tâter le pouls de l’opinion publique en perspective d’une cession des activités d’acconage du port de Radès en faveur du Qatar qui penserait avoir trouvé en la Tunisie, une fenêtre en Méditerranée. Qu’en est-il vraiment ? Nul ne le sait avec certitude, car le plus grand secret entoure ce projet virtuel. Bien sûr, on peut supputer son existence si l’on se réfère au fait que des précédents existent.

En effet, la Chine loue actuellement un port en Grèce. La Chine loue également en Algérie des terres agricoles qu’elle exploite directement pour ses besoins.

La Tunisie va-t-elle compter parmi ces pays bailleurs de portions de leur territoire au profit de tiers ? Là aussi, un précédent existe avec la présence d’une base militaire française à Bizerte, jusqu’au début des années soixante.
Au cas où cela serait avéré, il est clair qu’au nom de l’indépendance et de la souveraineté nationale, des voix s’élèveront contre un projet de cet ordre.

Toutefois, il est tout aussi clair que de nombreuses voix seront favorables à un projet pareil au nom du réalisme et des rentrées qu’il ne manquera pas d’entraîner.

Pour l’heure, la question demeure floue, mais pourrait bientôt être inscrite à l’ordre du jour de nos débats…

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