CAN (1/4 FINALE) Ghana – Tunisie : ils n’ont pas démérité, mais la frustration était au rendez-vous

Une grosse frustration ! Tel est le résumé d’un match que nos représentants ont perdu sur une grosse bévue du gardien Balbouli, pourtant irréprochable jusqu’à cette fatidique 102’. Dommage…

Pour les cinq précédentes confrontations opposant les deux sélections en phase finale de la CAN, jamais la Tunisie n’a pu prendre le meilleur sur les Black Stars du Ghana. Nos représentants jouaient donc hier pour briser ce signe indien et continuer à entretenir le rêve né à la suite de la qualification à ces quarts de finale. Mais on savait que cette équipe du Ghana constituait un gros morceau, un des favoris de la présente 28e édition. Aussi, appréhendait-on logiquement ce nouveau face-à-face des protégés de Sami Trabelsi et leurs vis-à-vis, les partenaires d’André Ayew.

Les débuts vont donner d’ailleurs une suite favorable à ces appréhensions, puisque les Ghanéens n’ont pas attendu longtemps pour ouvrir le score par le biais de leur capitaine Joe Mensah, en embuscade dans la défense tunisienne, mais profitant néanmoins d’un mauvais placement de notre arrière-garde (9’). Cueillis ainsi à froid, nos représentants ont accusé le coup, cédant le pas à leurs adversaires, notamment à l’entrejeu. Il a fallu une bonne vingtaine de minutes aux partenaires de Karim Hagui pour retrouver leurs esprits et leurs marques, acculant à partir de là leurs vis-à-vis dans leurs derniers retranchements.

Les tentatives se sont dès lors succédé à un rythme régulier permettant à Saber Khlifa, Zouheir Dhaouadi et Youssef Msakni de menacer sérieusement le keeper ghanéen qui s’en est sorti à chaque fois, s’avouant finalement battu sur une tête de l’attaquant d’Evian (43’) à la suite d’une remise de Dhaouadi.

Une égalisation venue au bon moment donner des ailes aux Aigles de Carthage, ces derniers abordant la seconde période animés des meilleures intentions, sinon déterminés à jouer d’égal à égal avec André Ayew et consorts. Ce qui explique que la deuxième moitié de la rencontre fut très équilibrée, grâce à une occupation rationnelle du terrain et un sens tactique assez développé des nôtres. On a couru cependant en pure perte d’énergie jusqu’au coup de sifflet final. Les Aigles se sont certes créé de bonnes opportunités, sans parvenir toutefois à concrétiser.

La concrétisation était dans l’autre camp. La concrétisation et le réalisme d’un André Ayew qui n’a pas refusé l’offrande présentée sur un plateau doré par le portier tunisien (102’). Dommage pour un Balbouli qui aura été un des meilleurs à son poste. Les carottes étaient dès lors cuites, malgré une domination écrasante, essentiellement au cours des cinq dernières minutes. Bien que nos vaillants gaillards étaient à dix après l’expulsion d’Aymen Abdennour (108’)…

La formation tunisienne : Aymen Mathlouthi, Bilel El Ifa (Anis Boussaidi, 80’), Aymen Abdennour, Karim Hagui, Khalil Chammem, Houcine Ragued, Mejdi Traoui, Jamel Saihi (Issam Jemaa, 66’), Youssef Msakni, Saber Khlifa, Zouheir Dhaouadi (Oussama Darragi, 105’).

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