La phobie du complot : quand le Premier ministre cite, sans les nommer, ceux qui sont derrière les protestations actuelles !

Les mouvements de protestation, les sit-in, les barrages sur les routes ou les manifestations de diverses formes qui se tiennent un peu partout dans notre pays sont inquiétants à plus d’un égard.

Ce qui nous importe ici c’est de comprendre la position de l’actuel gouvernement quant aux tenants et aboutissants de ces événements, et de son attitude envers les manifestants.

En ce qui concerne ces mouvements, le Premier ministre, Hamadi Jebali, les considère légitimes, d’un certain point de vue celui d’un pays qui découvre la démocratie et qui s’en enorgueillit soulignant que la Tunisie est classée Première dans le monde arabe. Tant mieux pour nous tous, citoyens tunisiens qui avions tant souffert de la dictature.

Mais, et sans s’en prendre à des partis politiques sur la scène, alors que d’autres dirigeants d’Ennahdha avaient explicitement accusé les extrémistes de gauche d’être derrière ces manifestations, Hamadi Jebali a évoqué, hier dans une interview accordée à 3 chaines tunisiennes, des parties locales aidées de l’extérieur et qui seraient en train de mettre de l’huile sur le feu.

Sur ce plan, le Premier ministre, en tant que premier responsable de la bonne marche des services publics et du maintien de l’ordre public, et aussi en tant que premier responsable politique du pays, doit assumer ses responsabilités. Si jamais il connaît ces gens-là, qui agissent dans l’ombre contre l’intérêt de la nation, il a le devoir d’introduire une plainte à leur encontre devant la justice qui devrait arrêter les coupables, s’ils le sont réellement, avant de les traduire ensuite devant les juges.

C’est cela le devoir d’un premier responsable d’un pays à moins que ses « révélations » ne soient que des conclusions hâtives et sans preuve !

Commentaires:

Commentez...