Troïka démocratique: les «leaders» sont-ils capables de se transcender ?

Le paysage politique tunisien va-t-il changer de physionomie après l’apparition d’une nouvelle troïka, une troïka démocratique annoncée par le Parti Démocratique Progressiste, Afek et le Parti Républicain ?

Il faut dire que l’annonce pompeuse de la naissance de cette nouvelle troïka, cette fois-ci démocratique, peut annoncer une nouvelle ère dans la vie politique tunisienne, mais cela est-il possible dans la Tunisie d’aujourd’hui ?

Nous, on veut bien le croire d’autant plus que le trio concerné semble vouloir mettre en place un système politique démocratique et travailler pour un modèle de société pluraliste.

Mais, ce qui peut paraître comme une initiative importante pour faire face au danger monolithique qui menace la société et la vie politique dans notre pays va-t-il résister aux appétits des dirigeants qui ont mené ce processus !

Les Nejib Chebbi et Yassine Brahim vont-il mettre en sourdine leurs ambitions personnelles pour ne voir que l’intérêt national ou vont-ils de nouveau s’opposer et se battre pour le leadership de cette nouvelle formation ?

Rien n’est clair dans cette histoire sinon que les Démocrates de ce pays sont aujourd’hui placés dans l’obligation de s’entendre face au danger que représentent les Salafistes, et aussi le projet d’Ennahdha qui s’appuie sur la légitimation, même relative, de la domination d’une tendance politique par rapport aux autres comme ils viennent de le montrer, en organisant des contre-manifestations suivies de quelques agressions (dont furent victimes des journalistes), lors des mouvements de protestations organisés par les représentants des médias devant le Palais du gouvernement ou celui prévu devant le ministère de l’Intérieur ce mercredi 11 janvier, et que le syndicat des forces de sécurité intérieure a intelligemment évité…

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