(MàJ)Ezzeddine Mhadhebi « porte plainte » contre Marzouki, Jebali, Dilou, le procureur de la République et le Gouverneur de la BCT…

Ezzeddine Mhadhebi n’en finit pas de nous étonner. L’avocat et professeur de droit à la faculté de droit de Tunis, mais aussi ex-membre de la Commission d’investigation sur les affaires de corruption et de malversations (Ciacm) tire à boulets rouges, cette fois-ci. Un véritable tir groupé. Il ‘cible’ le président de la République, son premier ministre, le ministre des droits de l’homme, le procureur de la République, le gouverneur de la banque centrale de Tunisie et l’Institut national des archives.

« C’est en simple citoyen et pas en tant qu’avocat que je vais intenter cette action en référé devant le juge du tribunal de première instance de Tunis qui statuera demain (jeudi 13 janvier 2011 ) sur cette affaire à partir de 11 heures du matin », nous a annoncé l’intéressé.

Son motif : « depuis la mort du président de la Ciacm, Abdelfattah Amor, personne n’a assuré d’une manière légale sa succession et donc nous ne savons pas ce que sont devenus tous les dossiers et autres documents qui étaient entre les mains de la commission ». Affaire à suivre !

Rappelons que l’été dernier, il y a eu un conflit entre Me Mhedhbi et la Commission d’investigation sur la corruption où, par la suite, chacun a tenu une conférence de presse. Le premier a précisé que sa démission était volontaire suite aux problèmes constatés au sein de la Commission : manque de transparence et partialité des travaux de la Commission sans oublier la complicité de certains de ses membres avec l’ancien régime. Quant à cette dernière, elle a expliqué que Me Mhedhbi avait eu le choix entre la démission et le limogeage à cause de ses relations avec l’un des frères de Leila Trabelsi et son éventuelle complicité dans une opération de chantage sur des hommes d’affaires tunisiens. Chose que Me Ezzedine a démenti avec preuves à l’appui.

Mise à jour: Me Ezzeddine Mhadhebi précise que l’affaire en référé appelle le Tribunal à la nomination de trois administrateurs judiciaires pour assurer la garde légale et matérielle des documents saisis dans les deux palais de Carthage et de Sidi Bousaid. Cette affaire n’est pas dirigée contre les autorités de l’État, mais au contraire vise à attirer leur attention sur la nécessité de la protection des documents saisis dans les palais et qui demeurent sans gardien depuis le décès de Feu Abdelfattar AMOR.

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