Anniversaire du 14 janvier: RSF s’inquiète du devenir des médias en Tunisie

Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement tunisien, à l’occasion du premier anniversaire de la Révolution, Reporters sans Frontières a fait part de ses inquiétudes sur l’avenir des médias en Tunisie.

RSF estime préoccupantes les violences policières, dont ont été victimes notamment deux journalistes, le 3 janvier dernier ainsi que les récentes nominations à la tête des médias publics annoncées par le premier Ministre, le 7 janvier. Ces nominations que le RSF juge « en contradiction avec les dispositions prévues par l’article 19 du décret-loi n°2011-116 du 2 novembre 2011 ».

« La tentative d’interdiction de publication, d’un article sur le PDG de la Télévisison tunisienne, dont a été victime l’hebdomadaire El Oula », renforce, aussi, les inquiétudes de l’ONG.

RSF note l’existence d’une forme de censure, et ce, malgré le gel de l’activité de l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE). La non-distribution, récemment, des deux hebdomadaires français (L’Express et Le Nouvel Observateur) chez nous, « du fait de la reproduction de représentations du Prophète dans ces deux publications », rappelle des méthodes du temps de Zine el-Abidine Ben Ali, commente RSF.

Enfin, dernièrement, l’agression du journaliste Sofiène Ben Hmida, montre, selon RSF, que «les journalistes et les médias tunisiens ont plus que jamais besoin que les autorités se placent en faveur de la liberté d’expression et du droit pour les journalistes à pouvoir faire leur travail sans être inquiétés».

Ces inquiétudes sont à prendre très au sérieux d’autant plus que nous ne sommes qu’à une année des réflexes de la censure de Ben Ali. La route pour la démocratie et la liberté d’expression semble beaucoup plus rude et sinueuse que prévu.

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