Selma Baccar : une députée dépitée !

L’Assemblée nationale Constituante a connu le 23 décembre 20011 la première séance consacrée aux questions adressées au gouvernement de Hamadi Jebali. L’annonce de l’équipe gouvernementale n’a pas manqué de susciter des interrogations sur quelques noms. C’est de l’élue du Pôle Démocratique Selma Baccar que sont venues les attaques les plus percutantes.

La députée du Pôle a voulu s’adresser au ministre de la jeunesse et des sports, mais en son absence elle s’est contentée de dire son étonnement quant à cette nomination. Selma Baccar s’est interrogée sur les compétences à même de permettre la direction d’un tel ministère par une « star de football », tout en signalant que Tarek Dhiab n’est pas indépendant si l’on en juge par sa récente déclaration : « Je suis nahdhaoui et fier de l’être ». Elle a rappelé par ailleurs qu’il était plus judicieux de fournir des CV des différents ministres.

Les réserves de l’élue du Pôle se sont étendues au ministre des affaires étrangères Rafik Abdeselem, gendre de Rached Ghannouchi, le président du mouvement Ennahdha. Une telle désignation, aux yeux de Selma Baccar, n’est pas sans rappeler de sombres souvenirs de l’ancien régime. Une telle nomination s’apparente à ce qu’elle a appelé le « syndrome des alliances » dont le peuple tunisien a énormément souffert.

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