Internet change, les internautes changent, alors Mozilla aussi !

A l’heure où le web devient une part indissociable de notre vie, le défi de pouvoir toujours suivre les tendances et d’être à la page devient de plus en plus difficile. Les poids lourds du web tels que Google ou Mozilla mettent les bouchées doubles et tentent, par tous les moyens, d’offrir aux internautes quelque chose qui soit simple à utiliser mais à la pointe et tendance en même temps.

Et c’est effectivement le défi que s’est fixé la fondation Mozilla. On l’a vu partout, beaucoup de changements ont été effectués chez la fondation du dinosaure surtout au niveau de Firefox son produit-phare. Mais ce qui est intéressant c’est que ces changements ont été beaucoup plus d’ordre «management» que «technique». Quelques mois auparavant ce fut l’annonce de l’accélération du processus de lancement des versions de Firefox qui a fait l’effet d’une bombe. Beaucoup se demandent encore les raisons de cette décision qui n’a pas été sans conséquences. John Lilly, Mike Beltzner ou Mike Shaver ont tous décidé de quitter Mozilla pendant l’année 2011. On attribue ces démissions à la nouvelle politique et aux désaccords par rapport aux changements de la présidente, Mitchell Baker, après de longues discussions avec son bureau.

Mitchell Baker est à la tête de la fondation depuis que cette dernière a vu le jour. C’est en grande partie grâce à elle et à son acharnement que le projet Mozilla a connu autant de succès auprès des internautes. Elle est aussi l’actuelle présidente et ex CEO de la société Mozilla Corporation, la filiale de la fondation Mozilla qui s’occupe de tout ce qui est coordination et gestion des produits Mozilla. Mitchell Baker a souvent privilégié et mis en évidence l’esprit communautaire du projet. Elle a souvent incité les gens à venir rejoindre le projet Open Source et contribuer afin de défendre des valeurs et pas seulement des technologies. Même lors de la passe mouvementée de la fondation ces derniers mois, la présidente a souvent gardé une position ouverte à l’égard des critiques. Elle a même lancé une série de posts sur son blog. Des articles dans lesquels elle a ouvert le dialogue avec la communauté et a expliqué sa vision future de Mozilla. Elle a, par la suite, mis en place une sorte de groupes de discussions avec les différentes sous-communautés Mozilla locales pour pouvoir aussi sensibiliser les membres et aller vers eux. Et c’est au cours de l’une de ces discussions qu’on a pu obtenir une sorte d’éclaircissement sur cette nouvelle politique de la part de Mme Baker.

Lors de la première discussion, il a beaucoup été question de «souveraineté de l’internaute» et de comment les produits Mozilla cherchent par tous les moyens à consacrer ceci en terme de technologies. Autant vous dire que Mozilla est vraiment un projet communautaire dont l’internaute est le centre de gravité. Mais ça nous a tout de même titillés de savoir si Mitchell avait peur que ce côté «technologie» puisse un jour prendre le dessus sur le côté «spirituel» de Mozilla dont il est l’essence même. Et la réponse fut très surprenante, puisque Mitchell Baker craint plutôt que cela ne soit le contraire qui se produise. Elle pense que le côté spirituel sans le côté technologique restreint Mozilla à un simple groupe de lobbing ce qui est certes utile mais sans suite.

Il faut soutenir et être pointilleux aussi sur les technologies et les produits de Mozilla, afin de soutenir les idées qu’elle défend et mettre les utilisateurs face à des alternatives concrètes. Ce qui nous amène à comprendre cette nouvelle politique d’accélération du processus de lancement. Mozilla veut vraiment coller aux réalités et demandes de l’Internet actuel. Un Internet qui change très rapidement et dont les utilisateurs deviennent de plus en plus demandeurs de nouveautés. Elle insiste aussi sur le fait que la fondation ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Mitchell Baker a expliqué que son OS mobile B2G est un des projets imminents sur lequel Mozilla travaille actuellement. Il sera une sorte de mélange entre Android, Gecko et des browser technologies. Mozilla profitera de l’expérience d’Android du côté des couches basses touchant au hardware et de celle de Gecko au-dessus et puis raffinera le tout et créera l’environnement que les utilisateurs souhaitent par le biais des browser technologies.

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