Méditerranée : les exploitations pétrolières se multiplient, la pollution aussi !

La pollutionMercredi dernier, un sénateur français, Roland Courteau, a présenté un rapport de l’OPECST (office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques) sur la pollution en Méditerranée. Et le moins qu’on puisse dire est que la situation est alarmante. D’autant plus alarmante que les forages pétroliers sont légion actuellement en Méditerranée et ne cesseront de se multiplier, dans les années venir, selon un consultant en géologie pétrolière.

Alors que, selon le Figaro, de nombreux forages sont en cours, la Méditerranée compte environ 232 plateformes d’exploitation d’hydrocarbures dont un tiers pour le pétrole. La Tunisie vient en tête des pays qui accueillent le plus de plateformes ; 43 exactement ont posé pied au large de notre pays. Sans parler des nombreux forages qui sont en cours.

L’exploitation pétrolière s’installe donc «confortablement» en Méditerranée bénéficiant des nouvelles techniques de forages qui permettent des exploitations à plus de deux kilomètres de profondeur. La Méditerranée étant une mer semi-fermée très profonde, cet engouement s’explique aisément.

Mais pour le sénateur français, l’heure est à l’inquiétude. Ce qui s’est passé dans le golfe du Mexique, en avril 2010, est encore dans toutes les mémoires. Un incident avait eu lieu sur la plateforme «Deepwater Horizon», tuant 11 personnes et laissant échapper plus de 4 millions de barils de brut. Cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé et c’est ce qui inquiète Roland Courteau. L’âge de la plupart des plateformes est pointé du doigt tout comme les faiblesses de l’encadrement juridique de l’exploitation des plateformes. Sans parler du transport maritime de pétrole qui augmente exponentiellement depuis des dizaines d’années, d’où un risque plus grand de marée noire, et des bateaux qui nettoient leurs cuves en pleine mer !

La Méditerranée souffre déjà d’une accumulation de déchets. La densité des macrodéchets y est de 40 pièces au km². Les solutions ? Roland Courteau fait état dans son rapport d’une dizaine de propositions principalement axées sur la recherche et la gouvernance. En plus d’insister sur le fait que tous les pays de la Méditerranée devraient s’unir pour lutter contre la pollution, il propose la création d’une agence de protection de l’environnement et de protection du développement durable en Méditerranée. Cette agence engloberait les dispositifs existants tels que la convention de Barcelone.

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