Le CSA propose la couverture médiatique des élections en Tunisie

Dans trois mois, la Tunisie vivra un évènement de taille : les premières élections à l’Assemblée Constituante qui se dérouleront (du moins on l’espère) en toute impartialité et démocratie. A l’occasion, la France vient d’annoncer, selon la TAP, qu’elle proposait son savoir-faire à la Tunisie via le puissant Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui est sollicité pour assurer la couverture médiatique de ces élections qui risquent d’être sous haute tension.

Sans réelle surprise, c’est Rachid Arhab, un Français d’origine algérienne, qui a proposé cette aide. Cet ancien animateur de France 2, également première personnalité nord-africaine à avoir fait son entrée au CSA, propose une sorte de formatage à l’audiovisuel tunisien, qui il faut le reconnaître, est très loin d’être expert en la matière. Ce formatage portera notamment sur le respect des règles de déontologie et la régulation de la couverture médiatique.

Par ailleurs, l’objectif de Rachid Arhab veille à garantir la liberté de communication et d’opinion mais surtout à instaurer un système de temps de parole des différents partis politiques à la télévision comme c’est le cas en France lors des élections présidentielles.

Un vent nouveau souffle sur la Tunisie qui avait pris la mauvaise habitude de n’avoir qu’un seul et unique
candidat à sa propre succession ; les règles déontologiques et la liberté de parole étant complètement bafouées d’élection en élection.

Cette fois, le CSA veillera bien à ce que cette campagne audiovisuelle se passe dans les règles de l’art en assurant aussi bien l’organisation des élections que la programmation et la diffusion des émissions relatives aux compagnes électorales. Des débats politiques en Tunisie, on n’attend que ça !

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