Les oranges de Gafsa

L’oasis de Gafsa a de tous les temps été un exemple en matière agricole. A l’ombre du palmier, les cultures étagées permettaient d’y produire grenades, oranges, figues et plantes potagères. Depuis ces temps bénis, la pollution et l’urbanisation galopante ont sérieusement entamé ce paysage jadis idyllique.

Victime d’une gestion approximative de l’eau, l’oasis de Gafsa s’est trouvée asséchée et assez gravement polluée. Pourtant, l’agriculture oasienne pourrait constituer l’une des nouvelles chances de développement dans toute la région. Car si tout le monde connaît les dattes du Djerid, rares sont ceux qui se souviennent par exemple des délicieuses oranges de Mides ou des bananes de Nefta.

En milieu oasien, toutes ces cultures sont possibles et de nombreuses initiatives sont en train de voir le jour en ce sens. L’une des plus remarquables est celle qui concerne l’élaboration de compost à l’oasis de Gafsa afin de concrétiser une meilleure gestion des ressources.

Un projet tuniso-finlandais vient ainsi de voir le jour grâce à l’initiative de son excellence Tiina Jortikkha-Laitinen, ambassadeur de Finlande en Tunisie, relayée par l’Association de sauvegarde de la médina de Gafsa, initiatrice de ce projet. Comme le dit une maxime bien connue, «small is beautiful» et c’est grâce à la multiplication de pareils projets à petite échelle que le développement durable trouvera son ancrage profond.

Alors, verrons-nous à nouveau les oranges fleurir dans les oasis ? C’est notre vœu le plus ardent de voir dynamisée l’agriculture oasienne et enfin dépassés les entraves qui l’handicapent. Car il y a là un important gisement d’emplois et un enjeu pour la diversification économique de toute la région.

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