Confusion sur le sujet de l’interdiction d’occupation de la voie publique pour la prière

Dans un communiqué publié hier par le ministère de l’Intérieur sur sa page Facebook, et relayé par plusieurs média classique, notamment par le quotidien La Presse, il est dit que «suite aux nombreuses plaintes téléphoniques et écrites au sujet de l’occupation par les fidèles de la voie et des places publiques pour l’accomplissement de la prière, qui est à l’origine d’embouteillages et d’entraves à la libre circulation, et de menaces des intérêts des commerçants, fonctionnaires et ouvriers, il est rappelé la nécessité de respecter la loi».

Toujours dans ce communiqué, il est indiqué que «tels phénomènes et comportements sont étrangers à la société tunisienne», précisant que le ministère de l’Intérieur n’autorisera plus, dorénavant, l’occupation de la voie publique pour l’accomplissement de la prière en dehors des lieux de culte. Il a appelé, par ailleurs, les parents à sensibiliser leurs enfants pour qu’ils n’aient pas à adopter de tels comportements et agissements».

Sous ce même communiqué dans la page Facebook du ministère, les commentaires ne se sont pas faits attendre, à l’heure où on écrit ces lignes ils sont plus que 1300 (ils dépassent le nombre de partage qui est de 1130).

Même si pour la majorité, les prières n’importe où et n’importe comment nuit à la libre circulation et menace les intérêts des commerçants, plusieurs ont demandé des éclaircissement et des précisions de la part du ministère sur les endroits où il y a interdiction de prier. Il est à rappeler que certaines mosquées n’ont pas tous la capacité d’accueillir les fidèles, en particulier le vendredi. Ce manque d’espace pousse les fidèles à prier en dehors de la mosquée sur le trottoir, donc sur une voie publique. Fallait-il préciser que la prière sur la voie publique est autorisée uniquement le vendredi ?

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