Le Viol des femmes: revers de la médaille des révolutions arabes

Acte sordide et humiliant, le viol des femmes reste d’actualité, surtout dans les pays africains et arabes. Ces pays, dont pour certains d’entre eux et aussi étonnant que cela puisse paraître, plutôt que de juger le violeur, condamnent la femme violée à des peines de prison ou à la lapidation.

Des statistiques de María José Alcalá, militante auprès du Fonds de Développement des Nations Unies pour la Femme (UNIFEM), montrent qu’en moyenne, dans le monde, près d’une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de son existence.

En revanche, les affaires de viols, dans des pays tels que l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis ou la Somalie, demeurent taboues. Ils vont même jusqu’à accuser la victime d’adultère ou lui reprocher de s’être retrouvée seule en compagnie d’un homme!

La situation est d’autant plus grave lorsque le fait divers devient « viol de guerre ». Quasiment personne n’en parle alors. Même les statistiques tardent à venir.
Depuis le début de la révolution populaire tunisienne, qui s’est propagée vers plusieurs autres pays arabes, beaucoup de femmes sans défense ont payé la « bestialité » des forces prodictateurs.

Ainsi, en Tunisie, des bavures ont été commises par les forces de la BOP à Kasserine ou à Théla, le 11 Janvier 2011, des viols perpétrés sur des mineures d’à peine 14 ans pour certaines et sous les yeux de leur propre famille. D’autres témoignages accablants de femmes violées lors de la nuit du fameux 14 Janvier 2011 au Ministère de l’Intérieur ont été recueillis. Sans oublier l’agression sexuelle de Lara Logan, reporter chez la chaîne américaine CBS.

En Libye, Imen Al-Obeidy, libyenne, a été victime d’un viol collectif par les milices pro Ghadafi à un barrage à l’entrée de Bengazi. Désespérée, elle a fait irruption dans un hôtel qui grouillait de journalistes étrangers à Tripoli. Lorsqu’elle a commencé à parler de son viol, des hommes et des femmes ont voulu la faire taire et l’on faite sortir de force de l’hôtel et ce, malgré les tentatives vaines des journalistes de l’arracher des mains de la police. On ne sait toujours pas ou a été emmenée la jeune femme. La seule information dont disposent les médias est la déclaration du porte-parole du gouvernement Libyen qui dit que cette femme était sous l’emprise de l’alcool et qu’elle est atteinte d’une maladie mentale.

Le cas d’Imen Al-Obeidy est particulier dans le sens ou elle a osé parler de son calvaire mais force est de constater que la majorité des femmes victimes de viols ne dénoncent pas leurs bourreaux, par honte, pudeur ou sentiment de peur parfois. Ces crimes restent alors impunis. Mais en Tunisie, comme en Libye, ces viols sont injustifiables et doivent être condamnés.

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