Tunis, 40 nuits plus tard, c’est de nouveau l’enfer !


« Il faut l’avouer, des jeunes ont provoqué la police par des jets de pierres, je les ai vu ». C’est ainsi qu’a répondu un homme à un groupe de jeunes qui criaient leur haine contre la police ce soir sur l’avenue de France.

Des groupes de manifestants sont descendus de la Kasbaa vers l’avenue Habib Bourguiba en fin d’après midi dans le but de manifester devant le ministère de l’intérieur. C’était pacifique au début, comme ça l’était à la Kasbaa, jusqu’au moment où les forces de l’ordre postées devant le ministère ont riposté aux jets de pierres.

Les gaz lacrymogènes ont été utilisés dans un premier temps, ce qui a fait monter la grogne des manifestants d’un cran.

Des groupes de manifestants se sont attaqués aux locaux du ministère de l’intérieur. Des voitures garées sur le parking du ministère ont été incendiées.

« La porte du ministère de l’intérieur a été cassée et nous aurions pu entrer et brûler le ministère » affirme un manifestant qui tenait sa main, en signe de malaise. Il explique « J’ai attrappé une bombe lacrymogène pour la retourner à son expéditeur »

Des rafales ont été après tirées en l’air pour disperser les manifestants. Pendant au moins deux heures, les tirs de sommation, en rafales, ont été entendus.

De nombreuses boutiques dans les environs de l’avenue Habib Bourguiba auraient été pillées et d’autres ainsi que des restaurants ont été saccagés.

Beaucoup d’officiers de la police ont été mobilisés pour maintenir le calme au centre ville. L’un d’eux a avoué « se sentir complètement dépassé par la situation ». Un autre aidait les automobilistes coincés sur l’avenue Bourguiba à s’en échapper en les faisant même passer en sens inverse afin d’éviter les « guet apens » et les chemins parsemés de jets de pierres.

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