Syndicat : Main basse sur Tunisie Télécom

L’opérateur historique aujourd’hui est au bout du gouffre. L’entreprise qui emploie plus de 8000 personnes connait une baisse dans sa part de marché.

Tunisie Télécom est largement dépassé par Tunisiana dans le marché du GSM. Au niveau de l’Internet, Orange Tunisie commence a percer le marché avec férocité.

L’ingérence du syndicat dans la politique managériale de l’entreprise et son approche commerciale…mettre l’entreprise en difficulté.

L’absence de services aux citoyens et aux entreprises fera perdre à l’entreprise des parts de marché inestimables.

Que font les employés de Tunisie Télécom pour mettre l’entreprise sur les rails? Ils demandent de virer une grande partie du staff technique et commercial, à savoir 63 cadres et haut cadres. Ils évoquent la raison des hauts salaires, mais c’est un faux problème si on compare lesdits salaires avec ceux de la concurrence.

Rappel d’histoire, Tunisie Télécom, pour faire face à la migration de ses cadres vers la concurrence, les a fait migrer vers un régime de contrats à durée limitée. D’autres compétences, toutes tunisiennes, sont arrivées dans l’entreprise depuis l’étranger pour appuyer l’approche de développement de l’entreprise au niveau technologique et commercial.

Résultat, actuellement, deux genres de régimes de salaires sont appliqués, les statutaires et les contractuels. Pour le principe, cela doit s’arrêter, précise M. Sami Zaoui, secrétaire d’Etat aux technologies de la communication. Il faut faire évoluer les statuts de l’entreprise pour être en phase avec la concurrence.

La direction générale de Tunisie Télécom, consciente de ce problème, entend se lancer dans l’élaboration d’un nouveau statut général qui tiendra compte de tous les agents et cadres de l’entreprise et qui sera étudié en concertation avec toutes les parties concernées.

Ce nouveau statut viendra garantir et soutenir les droits acquis mentionnés dans le
présent statut, mais permettra également de nouveaux avantages et horizons au profit de tout le personnel.

La révolution a donné la voix aux employés de Tunisie Télécom pour demander le départ de Montasser Ouali au début. Ils ont eu gain de cause. L’ancien PDG a démissionné. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils demandent le départ de tous les contractuels et ont eu gain de cause pour le principe suite à une réunion au ministère de l’industrie. L’application immédiate, par contre, demandée par les employés et le syndicat ne vient pas.

Le secrétariat d’Etat aux technologies de la communication est prêt à appliquer l’accord signé avec le syndicat, mais sans mettre en danger la pérennité et les intérêts de l’entreprise. M. Sami Zaoui s’indigne que mettre 63 des cadres tunisiens à la porte est illogique surtout pendant cette phase transitoire. Le dialogue amorcé suite à l’accord signé le 9 février ne dure pas, le syndicat s’est retiré de la première réunion, puis a mis la condition de l’absence du PDG de Tunisie Télécom dans la deuxième. Le dialogue est rompu.

Le syndicat joue toutes ses cartes. Il met de la pression, des sit-in sont organisés au siège du Secrétariat d’Etat des Technologies de la communication et au siège de Tunisie Télécom. Au lieu de travailler pour défier la concurrence de plus en plus rude dans le secteur des télécommunications, les nouveaux Che Guevara de Tunisie Télécom, continuent à défier tout le monde. Gouvernement, Staff de l’entreprise, employés et clients. A suivre.

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