Anonymous, justiciers des temps modernes


Robin des bois et Anonymous ont un point en commun : défendre les plus démunis quoique par des méthodes légalement discutables.

Anonymous est un groupe de personnes d’un peu partout dans le monde et qui luttent pour les libertés personnelles.

Ils sont les fervents défenseurs de Wikileaks. Ils ont été impliqués en Iran, aux Philippines et même contre les Etats-Unis.

Ce sont eux qui avaient attaqué les grosses multinationales qui posaient les bâtons dans les roues de Wikileaks.

Le 2 Janvier, une nouvelle opération fut annoncée : #opTunisia. L’objectif est simple : mettre hors service les sites web des symboles de la corruption en Tunisie : les sites du RCD, de l’ATI, de Carthage et bien d’autres.

L’attaque consistait à submerger les sites de requêtes jusqu’à les saturer pour qu’ils se plantent. D’autres attaques consistaient à « défacer » certains sites. Ainsi, le site du Premier ministère s’est vu afficher un message signé Anonymous.

Webdo.tn a été l’une des victimes d’Anonymous. Il n’appartient cependant pas au gouvernement ni au clan familial. Webdo.tn a juste eu le malheur d’être hébergé sur le même serveur que medbusiness-holding.com, le site vitrine du groupe appartenant à Imed Trabelsi.

Il fallait à l’équipe webdo trouver une solution pour remettre le site en ligne. C’était la raison pour entrer en contact avec Anonymous, en personne. Le contact est assez facile à établir. Il suffisait de les rejoindre sur leur serveur chat (IRC), qui étrangement n’était pas censuré par Ammar et ne l’a jamais été pendant toute la durée de l’attaque.

Anonymous disposent de plusieurs plate-formes, mises à disposition par des contributions anonymes. Si l’une est attaquée, il en reste toujours d’autres. Ils disposent d’un site, AnonNews.org, pour diffuser leur communiqués de presse.

Au début des attaques, l’ouverture de webdo.tn a été extrêmement lente, un visiteur sur dix seulement pouvait le joindre. Ensuite, et pendant plusieurs heures, le site était totalement inaccessible.

Contacté donc via le chat, Anonymous étaient très compréhensifs. Rapidement, et ce après un vote unanime, ils ont décidé d’enlever le site d’Imed Trabelsi de la liste des cibles et ce, pour permettre à webdo.tn de revenir en ligne.

Le but d’Anonymous étant d’attirer le regard de la presse sur la Tunisie, donc il ne fallait pas qu’un média soit victime. Webdo.tn était une victime collatérale, vite libérée mais qui a continué à souffrir des mesure de protection mises par la Tunisie. D’ailleurs, les internautes étrangers ne pouvaient accéder au site, vu que webdo.tn est hébergé en Tunisie.

Anonymous ont été l’un des catalyseurs de la révolution tunisienne. #opTunisia est une réussite. Anonymous continuent leur chemin, toujours avec les mêmes valeurs. #opAlgeria et #opEgypt ont d’ailleurs déjà été lancées.

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