Adessalem Jrad accusé de corruption ?

Des bruits courent que le secrétaire général de l’UGTT, Abdessalem Jrad, un fidèle du dictateur déchu et une des dernières personnalités à l’avoir rencontré, quelques heures avant sa fuite, et à lui transmettre « Le soutien inconditionnel de tous les syndicalistes», serait mouillé dans des affaires de corruptions. En effet, Abdessalem Jrad pourrait être épinglé par la commission anti-corruption, et ses proches collaborateurs veulent éviter d’être éclaboussés par les scandales qui pourraient toucher l’UGTT.

On peut lire sur le site Le Post que Jrad et son entourage exerçaient des pressions « sur le gouvernement pour tirer un peu d’avantages pour le personnel et beaucoup d’avantages pour soi et ses amis. Cela est devenu une habitude ce qui explique la situation confortable des syndicalistes de carrière comme Mr Jrad et comme celle de son fils à la tête du syndicat de Tunisair. Les situations sont tellement confortables que Mr Jrad et certains membres de son bureau exécutif ont lancé dès 2007 la campagne de Tajrid pour déchoir tous syndicalistes ayant une voix dissonante et rester encore et encore à la tête de l’UGTT. Mais la révolution est venue, Jrad et les syndicalistes de son genre en bons opportunistes tournent la veste ».

Jrad avait été également accusé par un citoyen, il y a trois jours sur les ondes de Shems FM, d’être « au cœur d’une affaire de corruption et d’avoir encaissé, entre autres, 14 millions de dinars de Tunisair ». Certains facebookeurs accusent même des membres du bureau exécutif d’être au centre d’un trafic de « Capès »

Il est à signaler que depuis le renversement du régime, c’est Abid Briki, le second de Jrad, qui assure le plus de présence dans les médias. Ce dernier affirme que le bureau exécutif de l’UGTT n’est pas derrière la grève des enseignants et que ce sont les syndicats de l’enseignement qui ont pris la décision, alors que des syndicalistes assurent, que de par le passé « aucun syndicat national ne pouvait décider quoi que ce soit sans le consentement du bureau exécutif».

« Ces manœuvres visent-elles à faire pression sur le gouvernement au cas où des symboles du Bureau exécutif de l’UGTT, seraient mouillés dans les magouilles avec l’ancien régime ? », se demandent certains.

« Si ces magouilles venaient à être confirmées, cela serait réellement malsain, on n’utilise pas des enfants et des lycéens a des fins personnelles, assure un parent, cela pourrait complètement discréditer les enseignants et leur attirer la colère de tout un pays s’il s’avère que leur grève est encadrée par des syndicalistes qui ne sont pas très propres ».

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