Expulsion de radicalisés en situation irrégulière : La France menace de réduire les visas aux pays récalcitrants

La France a menacé les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière, notamment ceux soupçonnés de radicalisation, d’une réduction du nombre de visas accordés.

Selon LCI, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, a indiqué que la France n’hésiterait pas à envisager une réduction « ciblée » du nombre de visas attribués aux pays qui rechignent à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière, notamment ceux soupçonnés de radicalisation.

« Nous avons des leviers pour le faire, par exemple les visas (…) en ciblant des responsables politiques, des responsables économiques. Oui, c’est un des leviers que le président de la République, que le ministre de l’Intérieur envisagent », a ajouté Clément Beaune.

Selon le ministère français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a récemment visité la Tunisie pour évoquer cette question précise, la France compte 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour radicalisation et a fait de leur expulsion une priorité.

Mais ces expulsions ne sont pas toujours possibles. « Lorsque les personnes à renvoyer ne disposent pas d’un titre d’identité, l’État doit obtenir l’accord du pays d’origine, à travers l’émission d’un laissez-passer consulaire. Or, l’obtention de ce document (…) n’est pas toujours évidente. D’autant plus que ces pays n’ont pas nécessairement intérêt à coopérer », lit-on sur le site Vie publique.

Au cours de cette visite, Gérald Darmanin avait rencontré le ministre de l’Intérieur tunisien, Taoufik Charfeddine avec lequel il a évoqué, le récent attentat de Nice perpétré par un Tunisien entré illégalement en Italie puis en France.

D’un autre côté, lors de son entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, Kais Saied s’est d’ailleurs, engagé à faciliter le rapatriement de plusieurs fichés S d’origine tunisienne.

Le ministre français de l’Intérieur avait d’ailleurs salué les efforts fournis par les autorités tunisiennes, en particulier les services de sécurité, dans l’affaire de l’attentat terroriste de Nice.

Le sujet des expulsions fait polémique en Tunisie où la possibilité d’un retour au pays de Tunisiens ayant rejoint des groupes djihadistes reste une question sensible, indique LCI.

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