Indice de liberté économique : La Tunisie dans le groupe des pays « principalement non libres »

L’instabilité politique, une corruption endémique, la bureaucratie, l’incertitude politique, la difficulté d’accès aux crédits, et « un secteur financier faible et dominé par l’Etat », sont les principales défaillances qui entravent la liberté économique en Tunisie.

Ce constat a été évoquée dans le rapport de l’Indice de la liberté économique 2020 créé par la Fondation Heritage et le Wall Street Journal. Un indicateur fondé sur un ensemble de dix critères économiques et qui placent la Tunisie à la 128ème position sur un total de 180 pays, avec un score de 55,8.

Bien qu’ayant gagné 0,4 point par rapport à l’année dernière, la Tunisie se situe dans le groupe des pays « principalement non libres » (mostly unfree), et est classée 10ème sur les 14 pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). « Son score global est bien inférieur aux moyennes régionales et mondiales », indique le rapport de cette année.

« Malgré des progrès notables en matière de démocratisation et des efforts de réforme en cours, la transformation de la Tunisie vers une économie davantage axée sur le marché a été ralentie par l’instabilité politique », indique le rapport 2020 qui épingle de nombreuses défaillances malgré « une amélioration des droits de propriété et d’autres indicateurs de l’état de droit ».

Toutefois, « la corruption endémique, la bureaucratie, l’incertitude politique, la difficulté d’accès aux crédits, et un secteur financier faible et dominé par l’Etat », continuent d’entraver la liberté économique en Tunisie.

Cela se répercute ainsi sur « la croissance du PIB au cours des cinq dernières années, qui a été assez minime pour un pays en développement à revenu intermédiaire », ajoute le rapport.

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