L’ONAS s’explique : Impossible de contrôler 500 mille bouche d’égout !


L’affaire du décès de l’enfant Farah tombée dans une bouche d’égout ouverte, a rouvert le débat autour de l’entretien des infrastructures en Tunisie.

Pour le PDG de l’ONAS, Abdelmajid Bettaieb qui a promis une enquête pour revenir sur les circonstances de cette tragédie, il s’agit du premier cas de décès impliquant l’office depuis sa création.

Revenant sur l’entretien de ces bouches d’égout, il a expliqué, sur les ondes de Shems FM, que l’ONAS n’est pas en mesures de controler quotidiennement plus de 500 mille bouches d’égout sur tout le territoire tunisien.

« A la Marsa seulement, il existe 13 mille bouches d’égout, alors que l’ONAS dispose seulement de 20 employés chargé de contrôler ces équipements », a-t-il ajouté.

Après 48 heures de recherches, le cadavre de Farah a enfin été retrouvé. Alors qu’elle était tombée dans une bouche d’égout ouverte dimanche 4 octobre à Bhar Lazreg, son corps a été retrouvé ce mardi 6 octobre 2020 à deux km de l’endroit où l’enfant était tombé, dans la station d’épuration de la région. Cette affaire a provoqué un tollé au sein de l’opinion publique.

Dans un communiqué rendu public hier mardi 6 octobre, le ministère de la Femme, de la famille et des Séniors a annoncé avoir octroyé des aides financières à la famille de Farah, enfant décédée suite à une chute dans une bouche d’égout ouverte dimanche 4 octobre à Bhar Lazreg, à la Marsa.

La ministre de la Femme s’est rendue dans le domicile de la défunte pour présenter ses condoléances, mais aussi pour octroyer ces aides à cette famille. Toujours selon ce même communiqué, le ministère a décidé de prendre en charge les frais d’un an de loyer du domicile de cette famille, promettant aussi d’aider ses deux sœurs diplômées pour lancer un projet.

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