La mort de Farah, un « accident tragique » dont sont responsables ses parents, selon le délégué à la protection de l’enfance

Après 48 heures de recherches, le cadavre de Farah a enfin été retrouvé. Alors qu’elle était tombée dans une bouche d’égout ouverte dimanche 4 octobre à Bhar Lazreg, son corps a été retrouvé ce mardi 6 octobre 2020 à deux km de l’endroit où l’enfant était tombé, dans la station d’épuration de la région. Cette affaire a provoqué un tollé au sein de l’opinion publique !

Le délégué général à la protection de l’enfance, Mehyar Hammadi, a d’ailleurs imputé cette mort à ses parents. Dans une déclaration à l’agence TAP, ce mardi 6 octobre, il a indiqué que « la mort de la petite Farah à la suite de sa chute dans une bouche d’égout à Bhar lazreg est un tragique accident », estimant que « la responsabilité revient aux parents qui pratiquent une exploitation économique sur leurs enfants en les incitant à s’engager dans un travail à risque ».

Selon lui, « la famille est la principale source des violations enregistrées contre les droits des enfants », notant que « les menaces pesant sur les enfants dans la rue, proviennent principalement du manque d’attention que les parents sont sensés porter à leurs enfants, outre le non signalement par les citoyens des situations à risque ».

Il a rappelé que les violations contre les enfants dans le cadre de la famille, sont classées en tête de liste avec 50% des cas. L’exploitation économique des enfants représente également l’une de ces violations majeures, tandis que la rue est la deuxième source de violations recensées contre l’enfance.

Rappelons que le parquet du tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une enquête pour découvrir les circonstances du décès de la fillette.

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