Moez Chakchouk mis en cause pour harcèlement moral à l’Unesco, selon Jeune Afrique

Quelques jours après l’affaire de la Poste Tunisienne, Chakchouk se trouve au centre d’une nouvelle affaire.

Le ministre du Transport et de la logistique Moez Chakchouk a été mis en cause dans une affaire de harcèlement moral dans le cadre de ses précédentes fonctions à l’Unesco, rapporte « Jeune Afrique ».

En effet, une plainte en interne pour harcèlement moral et représailles durant sa mission à l’Unesco a été dévoilée.

« Chakchouk a pris ses fonctions dans un contexte pesant, puisque son prédécesseur, le Guatémaltèque Frank La Rue, venait d’être limogé en février 2018 pour faute grave après avoir été reconnu coupable, en interne, de harcèlement sexuel à l’encontre d’une proche collaboratrice.[…]

Pourtant, selon le rapport confidentiel consulté par Jeune Afrique, Moez Chakchouk – accusé par la même victime restée à son poste – a, à son tour, été reconnu coupable d’autres faits », indique le magazine, ajoutant que l’enquête interne fait état de l’isolement professionnel de la plaignante au bout de deux mois de collaboration et d’une forme d’humiliation et d’abus d’autorité à son égard qui aurait duré cinq mois au total.

« Les méthodes pointées dans ce rapport ont tout des techniques de placardisation (« volonté de nuire au salarié en l’isolant de la communauté de travail ») : il lui aurait fermé l’accès à son agenda ainsi qu’à son bureau et se serait contenté pour seules conversations avec elle de simples « bonjour » et « au revoir ».

Des faits jugés d’une particulière gravité compte tenu de l’emprise hiérarchique du sous-directeur sur sa collègue. Ces éléments sont même reconnus constitutifs de harcèlement moral par le service d’évaluation et d’audit de l’Unesco ».

Après plusieurs mails et plaintes exprimées par la collaboratrice, le ministre tunisien aurait fait l’objet, en interne, d’une sanction écrite, un blâme assorti d’une obligation de formation en éthique, explique la même source.

Notons que le 23 septembre 2020, le ministre du Transport a été condamné  dans une autre affaire. L’ex-PDG de l’Office National des postes, a été condamné à une amende de 130,3 millions de dinars et la poste Tunisienne à 651,5 millions de dinars. L’affaire concerne des transactions financières vers l’étranger via Western Union.

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