À Sbikha, on massacre lièvres et perdreaux

Un cri d’alarme vient d’être lancé pour la énième fois par des propriétaires terriens. Ils dénoncent des massacres en règle contre le gibier. Ayant alerté les pouvoirs publics, ils n’ont toujours pas constaté de réaction notable de leur part.

C’est par le biais d’un post sur Facebook que Abdelaziz Mchala, exploitant agricole à Sbikha dans le gouvernorat de Kairouan, lance un véritable appel au secours. En voici le texte:

« Le gibier sédentaire (perdreaux et lièvres) qui a toujours fait partie de la beauté de la nature dans nos campagnes, est en grand danger d’extinction.

Un nouveau phénomène est apparu dans nos campagnes depuis cinq ou six ans. Des braconniers en moto et équipés de lampes baladeuses professionnelles à grande portée, accompagnés de slouguis attaquent les perdreaux et les lièvres.

Les lévriers, sans autorisation et bien dressés pour rapporter le gibier ébloui par une forte lumière, ratissent les campagnes de nuit (entre 23h et 3h du matin) causant un véritable massacre de ce gibier sédentaire.

Ce gibier est revendu à raison de 25/30 dinars la pièce au vu et su de tous, alors que la réglementation en vigueur interdit sa vente.

Les autorités compétentes locales et régionales n’interviennent presque jamais, faute de moyens.

En ma qualité de promoteur, propriétaire d’un domaine familial de plus de 400 hectares, aimant et défendant la nature, j’ai participé énergiquement à la gestion cynégétique en sauvegardant et en développant ce secteur par mes propres moyens, et ce, depuis 1985.

Mettant en oeuvre les actions et les moyens nécessaires jusqu’à la création d’une réserve qui est devenue connue par la majorité des chasseurs à l’échelle locale, régionale et même nationale ».

Ce cri d’alarme sera-t-il enfin entendu par les autorités compétentes ?

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