Khelifi : « Nous avons exercé notre droit démocratique »

Critiqué par de nombreux députes d’avoir contribué au maintien de Rached Ghannouchi à la présidence du Parlement, le parti Qalb Tounès a brisé le silence.

En effet, le chef du bloc parlementaire de ce parti Oussema Khelifi a affirmé que les députés de Qalb Tounès n’ont fait qu’exercer leur droit démocratique et ont fait appel à leur conscience. « Personne n’a le droit de remettre en question l’autre », a-t-il déclaré au micro d’Express FM.

Oussema Khelifi a également affirmé qu’il n’était pas satisfait de l’échec de cette motion de censure contre Ghannouchi, ni de ce qui se passe au parlement.

C’est la position du parti Qalb Tounès qui a finalement opté pour la stabilité à la tête du parlement qui a évité à Rached Ghannouchi sa destitution.

La députée de Qalb Tounès Lilia Belil, a annoncé, ce jeudi 30 juillet, avoir présenté sa démission du bloc parlementaire ainsi que de son parti sur fond « d’un harcèlement et de pressions subis lors de la plénière consacrée au vote de la motion contre Rached Ghannouchi ».

En effet, sur son compte Facebook, elle a affirmé que suite à sa décision de voter pour cette motion, elle a subi un harcèlement et des pressions, fait qui l’a poussé à démissionner.

A l’issue d’une séance plénière tendue, marquée par les tensions et les accusations, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi n’a pas été destitué. Les députés ayant présenté la motion visant à l’écarter n’ont pu récolter que 97 voix sur les 109 nécessaires.

16 députés ont voté contre la motion, alors que 2 votes ont été comptés « blancs ». Au total, 133 votes ont été recensés alors que 18 votes ont été comptabilisés comme nuls.

Ainsi Ghannouchi se maintient à son poste de président du Parlement.

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