Tunisie : On lui a demandé un pot-de-vin pour quitter le confinement obligatoire

De multiples dépassements relatifs à l’application des mesures de confinement obligatoire pour les personnes de retour de l’étranger continuent à être enregistrés.

Ce mardi 28 juillet 2020, c’est le président de la commission du confinement du ministère de la Santé Mohamed Rabhi qui a reconnu, lui-même l’impossibilité d’appliquer certaines mesures annoncées.

C’est dans ce contexte qu’un témoignage assez inquiétant vient confirmer cette situation où les intérêts personnels les plus restreints priment sur la santé publique.

Intervenant sur les ondes d’IFM, un Tunisien de retour de l’étranger, et plus précisément de Dubaï, placé en quarantaine obligatoire, a révélé que les responsables d’un centre d’isolement à Yasmine Hammamet, relevant de la délégation de Bouficha, gouvernorat de Sousse, lui ont demandé un pot-de-vin de 60 dinars pour quitter la quarantaine prématurément.

Ce témoin a accusé, notamment le directeur de l’hôpital de Bouficha d’avoir reçu la somme de 300 dollars de la part d’un voyageur américain pour pouvoir quitter le confinement avant le découlement de la période nécessaire.

« Si nous continuons de nous comporter de cette façon face aux risques de propagation du coronavirus, nous allons observer une difficile période à venir », a averti, ce mardi 28 juillet, le président de la commission du confinement au ministère de la Santé, Mohamed Rabhi.

Rabhi a reconnu que certaines mesures qui ont été prises en faveur des personnes arrivant de l’étranger n’étaient pas appropriées d’autant plus que leur application n’était pas possible.

« Pour certaines mesures, c’était le désordre total, car nous ne pouvions pas les appliquer correctement et c’est ce qui explique les récentes décisions de les revoir », a-t-il précisé.

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