Affaire de la « Q5 » : La Présidence répond au tribunal de Tunis

L’affaire ne cesse de prendre de l’ampleur, avec de nouveaux rebondissements qui ont bouleversé ce dossier, hier, d’autant plus que le président de la République s’est impliqué en mettant en garde contre toute intention de le faire disparaître.

Hier, mercredi 22 juillet, le président de la République a abordé l’affaire de la voiture administrative, d’une valeur de 270 mille dinars, qui avait été utilisée par la fille de l’ancien ministre du Transport Anouar Maarouf. Cette dernière avait été victime d’un accident de la route le 3 mars 2020. Les photos de la voiture avaient fait polémiques sur les réseaux sociaux.

Le Chef de l’Etat a abordé cette question lors d’un entretien avec le ministre des Affaires foncières et des Domaines de l’Etat, Ghazi Chaouachi et évoqué l’accident de la route dudit véhicule. Ce qui a provoqué une grande polémique, d’autant plus que Kais Saied a laissé présager que le dossier relatif à cette affaire aurait disparu du Tribunal de première instance de Tunis.

En guise de réaction, le tribunal de première instance de Tunis a répondu au président de la République et démenti sa déclaration concernant la disparition du PV en question.

Le chef de l’unité de l’information au sein du tribunal de première instance de Tunis et vice-procureur de la République, Mohsen Dali a démenti les déclarations de Kais Saied et l’a appelé à revenir vers la source d’information.

Le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis a indiqué que le parquet a pris en charge l’affaire et les PV depuis le mois d’avril 2020 et après les avoir examinés il a accusé la fille de l’ancien ministre Anouar Maarouf et deux autres personnes qui étaient dans la voiture au moment de l’accident et les trois ont été transférés vers la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis pour les faits qui leur sont reprochés.

Cette réaction et ces précisions apportées par ce Tribunal n’ont pas fait taire l’opinion publique, ni l’institution de la Présidence de la République qui a publié un communiqué tard dans la soirée d’hier pour riposter. En effet, la présidence affirme que ce dossier n’existait pas dans ce tribunal jusqu’à midi, hier mercredi 22 juillet 2020.

« Le dossier de l’affaire évoquée par le président de la République ne figurait pas jusqu’à midi ce mercredi parmi les dossiers placés devant le Tribunal et cela a été vérifié à plusieurs reprises la dernière étant ce jour en milieu de journée », a indiqué la présidence de la République.

«La préoccupation du Président de la République découle de son souci de l’argent public et de l’application de la loi à tous sans discrimination ni exception », a-t-on également précisé.

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