Le syndicat de la sécurité présidentielle appelle à lever l’immunité de Seifeddine Makhlouf

Le syndicat de la sécurité présidentielle a appelé à lever l’immunité parlementaire du député Seifeddine Makhlouf et à le traduire devant la justice en raison de ce qu’il a appelé « atteintes forces de sécurité », et « sa défense de l’entrée d’une personne suspectée de terrorisme au siège du Parlement ».

Lors d’une protestation organisée hier, lundi 20 juillet 2020, le secrétaire général du syndicat Mohamed Ali Rezgui a assuré avoir déposé une plainte pour retirer l’immunité à Makhlouf, président du bloc parlementaire la Coalition Al Karama.

Il a dénoncé que le député a voulu faire entrer de force des éléments dont l’un est fiché S-17 pour suspicion d’avoir des contacts avec des terroristes dans des zones de tension.

L’invité indésirable

L’altercation entre les députés d’Al-Karama conduits par Seiffedine Makhlouf et la sécurité présidentielle a été déclenchée à cause d’un invité de ladite coalition qui s’est avéré fiché S17 et que le président du bloc Al Karama, Seifeddine Makhlouf a voulu faire entrer de force, mais il a été interdit d’accéder au parlement.

La tension s’est emparée du parlement lorsque les agents de la sécurité présidentielle ont empêché cet invité qui accompagnait Makhlouf. Fou furieux, Makhlouf s’est accroché avec la sécurité présidentielle et selon le député Salem Labyedh, le président du bloc Al Karama aurait insulté les sécuritaires.

« Celui qui empêchera un invité d’Al Karama d’entrer à l’ARP n’est pas encore né », a lancé Makhlouf, cité par plusieurs médias. Le syndicat des forces sécuritaires intérieures a fustigé, sur sa page Facebook, les agissements de Seifeddine Makhlouf, mettant en garde contre les tentatives de « blanchiment du terrorisme et des terroristes ».

La direction générale de la sécurité présidentielle a réagi en publiant un communiqué dans lequel elle exprime « ses préoccupations face aux tentatives désespérées d’entraîner l’institution vers des conflits ».

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