ARP : Interdiction de monter sur le podium de la présidence

La Commission parlementaire du règlement intérieur, de l’immunité, des lois parlementaires et des lois électorales à l’Assemblée des représentants du peuple a décidé d’instituer l’interdiction de monter sur le podium de la présidence durant les séances plénières.

Il ressort de la réunion consacrée à la poursuite de l’examen des amendements du règlement intérieur du parlement que monter sur le podium de la présidence constitue « une atteinte au bon déroulement d’une séance plénière ». Ce qui exige, explique-t-on de même source, l’application de l’une des sanctions prévues par l’article 131 (nouveau) portant sur le maintien de l’ordre durant les séances plénières.

L’accent a été mis lors de la discussion engagée à cette occasion sur la nécessité de créer un corps spécialisé dans la sécurité parlementaire pour le maintien de l’ordre dans l’hémicycle. Cette proposition n’a pas été retenue car elle revêt un caractère juridique, apprend-on dans un communiqué du parlement, rapporte l’agence TAP.

Le ministère public a autorisé, lundi, la police judiciaire à entrer dans la salle des séances plénières à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Bardo, pour dresser un constat sur le sit-in observé par les députés du Parti destourien libre (PDL) et l’entrave aux travaux du parlement, a déclaré, à l’agence TAP, des députés des différents groupes parlementaires, les journalistes n’ayant pas pu accéder à la salle des plénières.

Un climat chaotique et agité a régné dans l’enceinte du parlement, après l’intervention de la police judiciaire dans la salle des plénières. Une intervention dénoncée par les députés PDL, comme l’indique la transmission en direct des événements diffusé par Abir Moussi, présidente du PDL.

Après le départ des unités sécuritaires, Moussi a dénoncé cette intervention, soulignant que « la police judiciaire n’a pas présenté un mandat du ministère public, ce qui rend cette intervention illégale ».

Le président de la République Kais Saied qui a tenu à affirmer que « ce qui se passe actuellement au parlement ne peut pas se poursuivre » s’est dit en possession de « mécanismes constitutionnels déjà prêts pour être activés », en vue de mettre fin à cette situation.

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