Le Conseil des ministres dénonce « une campagne visant le gouvernement »

Le chef du gouvernement a présidé ce jeudi 2 juillet un Conseil des ministres pour adopter quelques projets de lois de nature économique et sociale.

Selon un communiqué publié par la Kasbah, le chef du gouvernement est revenu à l’ouverture de la réunion de ce conseil sur la situation politique en Tunisie marquée par « le retour des tiraillements politiques qui perturbent le travail gouvernemental et qui visent les institutions de l’Etat ».

En fin de réunion, le Conseil des ministre a dénoncé ce qu’il a appelé la campagne de dénigrement visant le gouvernement et le chef du gouvernement, soulignant la nécessité d’appuyer le travail gouvernemental et d’opter pour la stabilité politique.

Au cœur de la tourmente, la position du chef du gouvernement Elyes Fakhfakh semble se fragiliser davantage à cause des soupçons de corruption qui l’entourent sur fond d’une affaire de conflit d’intérêts.

C’est dans ce contexte que le Constitutionnaliste Slim Laghmani a affirmé que le chef du gouvernement doit démissionner notamment en raison de la dernière position de l’Instance de Lutte contre la Corruption qui a confirmé qu’Elyes Fakhfakh a bel et bien enfreint la Constitution et la loi.

Concernant la polémique du conflit d’intérêts impliquant le Chef du gouvernement, le président de l’INLUCC a estimé, ce lundi, que Fakhfakh a violé la loi et la Constitution en assurant la gestion de trois entreprises alors qu’il exerçait ses fonctions à la Kasbah.

Tabib a ajouté que l’instance estime que les contrats signés entre les entreprises d’Elyes Fakhfakh et l’État devraient être résiliés, d’autant que ces contrats ont été conclus après sa nomination à la tête du gouvernement.

Plus de 70 députés avaient signé une pétition pour retirer la confiance au Chef du gouvernement. C’est Hsouna Nasfi, président du groupe parlementaire de la Réforme nationale, qui avait confirmé que 73 députés avaient signé la pétition pour retirer la confiance au gouvernement Fakhfakh.

Le ministre des droits de l’homme, des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Ayachi Hammami, avait annoncé que le Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh avait lancé les procédures de cession de ses parts au sein d’une société qui offre ses services à l’Etat.

Une situation qui était vivement critiquée mais surtout illégale, selon le président de l’Instance nationale de la Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib qui a expliqué que détenir des actions dans une société qui traite avec l’Etat est considéré comme un conflit d’intérêts.

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