Tunisie : Il existe une « SONEDE parallèle », selon Chawki Tabib

SONEDE

En Tunisie plus rien n’étonne l’opinion publique notamment lorsqu’on parle des affaires de corruption. Assistant ce lundi 15 juin à une session d’audition au sein du parlement, le président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption Chawki Tabib, a révélé l’existence de soupçons de corruption au sein de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

En effet, selon ses déclarations rapportées par les médias, des agents de ladite société ont créé une sorte de SONEDE parallèle et ont raccordé en eau potable des maisons pour leur propre bénéfice, tout en faisant usage du matériel et des réseaux de la société. « Ils ont construit une SONEDE propre à eux même et ont réclamé les frais de raccordement en eau potable aux clients », a-t-il expliqué, assurant que ce dossier a été transféré à la justice.

Ce n’est pas un secret, la situation des entreprises publiques est littéralement catastrophique, certaines sont même en situation de faillite non déclarée. Dettes, masse salariale incontrôlable, déficit budgétaire et soupçons de corruption, ces entreprises sont devenues un fardeau financier pour l’Etat qui, à chaque fois, se trouve dans l’obligation de débloquer des fonds en leur faveur en vue d’éviter leur faillite et d’éventuelles crises sociales.

Le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh est revenu sur ce dossier qui pèse lourdement sur l’économie nationale. Pour lui, nous sommes arrivés à une impasse où rester les bras croisés ne fera qu’empirer la situation.

« Nous pensons qu’il n’est plus possible de laisser les choses comme elles sont dans ces entreprises publiques, si on continue à ne rien faire, la facture sera très lourde », a-t-il mis en garde, laissant présager que son gouvernement prépare un plan de restructuration pour ces entreprises comme la STEG, la SONEDE et Tunisair.

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