La grève dans les ports commerciaux induira des pertes d’environ un milliard de dinars

La grève observée ce jeudi 11 juin 2020 dans tous les ports commerciaux du pays ne sera pas sans conséquences.

Selon le directeur général du transport maritime et des ports maritimes de commerce, Youssef Ben Romdhane, le coût de cette grève varie entre 800 mille dinars et un million de dinars.

Ce coût est expliqué par le manque de revenus de Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention et de l’Office de la Marine Marchande et des Ports, ainsi que du coût des navires bloqués dans les ports commerciaux sans calculer les pertes indirectes imposées aux importateurs et exportateurs.

« La grève des agents portuaires n’est pas basée sur des revendications sociales. Elle est plutôt basée sur leur refus de revoir les procédures contractuelles entre les ports et l’entreprise », a-t-il expliqué à l’agence TAP.

Pour sa part, l’Union régionale du travail de Ben Arous expliquait il y a quelques jours que la décision de grève a été prise « sur fond de l’échec des concertations avec le ministre du Transport au sujet des réserves émises en ce qui concerne l’avenant numéro 2 relatif au projet de cession au port de Radès entre la société tunisienne d’aconage et de manutention (STAM) et l’Office de la marine marchande et des ports ».

Le port de Rades était toujours placé au centre des tensions. En décembre dernier, un autre mouvement de protestation a eu lieu dans ce port lorsque le nouveau système de gestion de terminaux portuaires (Terminal Operating System – TOS) du port de Radès, avait créé polémique.

En effet, dès le coup d’envoi du TOS, certains agents et ouvriers du port avaient observé un mouvement de protestation à l’entrée du port de Rades pour exprimer leur refus du nouveau système adopté. Depuis, la tension ne cesse de regagner ce port, connu comme étant l’un des points noirs de la corruption.

Commentaires:

Commentez...