Report de la signature du « Pacte de stabilité gouvernementale »‎, à cause d’Ennahdha

Les partis du gouvernement devaient signer ce vendredi 5 Juin le « document de la stabilité et de la solidarité ». Un document présenté comme étant un pas important pour moraliser la vie politique, bannir les tiraillements et les querelles et garantir plus d’harmonie entre les membres de la coalition.

Cependant, selon plusieurs sources concordantes, la signature du document en question a été reportée à une date ultérieure. Et pour cause, la position réticente du mouvement Ennahdha qui reste indécis quant à la signature de ce pacte.

Mohamed Ben Ammar, membre du bureau politique du parti Courant démocratique (Attayar) avait estimé, dans ce sens, que  » la réticence du mouvement Ennahdha à propos du document gouvernemental a retardé sa signature ».  » Ennahdha conditionne la signature du document par l’élargissement de la coalition gouvernementale « , a-t-il dit, cité par l’agence TAP.

Ce vendredi 5 juin, la dirigeante au sein du parti Ennahdha Yamina Zoghlemi a assuré  que son mouvement ne signera pas cet après-midi, le document de stabilité et de solidarité gouvernementale. Le mouvement n’assistera pas aussi à la cérémonie prévue à l’espace Beit el Hikma, a-t-elle souligné. « la stabilité gouvernementale n’a aucun sens s’il n’y pas de stabilité parlementaire. »a-t-elle expliqué à Shems FM

C’est le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, qui devait présider la cérémonie de signature en présence des chefs de partis, blocs parlementaires et membres du gouvernement, à Beït el-Hikma à Carthage.

A la mi-mai, une séance de travail réunissant les représentants des partis de la coalition au pouvoir et de la présidence du gouvernement a eu lieu pour poursuivre le débat autour du « Document sur la solidarité gouvernementale », avait indiqué à la TAP, le secrétaire général du Mouvement « Echaâb », Zouhair Maghzaoui.

Rappelons que la coalition gouvernementale a été formée sur la base d’une d’un large spectre politique composé du mouvement Ennahdha, du Courant démocrate, du mouvement Echaâb, de Tahiya Tounes, de Nida Tounes, d’el-Badil et du bloc parlementaire de la réforme nationale.

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