« Quand les établissements scolaires français en Tunisie prennent en otage l’avenir de nos enfants »

Tribune | Par l’Association des parents d’élèves des établissements scolaires français de Tunisie (APEESFT)

Les établissements scolaires français en Tunisie relavant de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) sont fermés depuis maintenant deux mois. Sauf que le montant des frais de scolarité du troisième trimestre a été quand même exigé aux parents d’élèves par l’AEFE.

De nombreux parents d’élèves expriment leur grogne face à cette exigence de paiement alors qu’en cette période de confinement l’enseignement a été transféré à domicile et estiment qu’il est illogique de supporter la totalité des frais de scolarité alors qu’ils ont eux-mêmes assuré le suivi pédagogique de leurs enfants.

Face au silence de l’AEFE par rapport aux revendications des parents d’élèves, l’un d’eux tient à exprimer son incompréhension à travers cette tribune.

« Dans une mobilisation sans précédent en Tunisie et dans le reste du monde, les parents des écoles françaises se sont exprimés pour faire valoir un droit aux efforts qu’ils ont consentis afin d’assurer une continuité pédagogique imposée.

Cette prestation n’est pas conforme au pacte signé et il est apparu légitime d’obtenir une remise sur les frais de scolarité du troisième trimestre.

Notre objectif est que tous les parents quelque soit leur nationalité bénéficient d’une réduction, or ce qui est mis en avant, est de proposer des bourses complémentaires aux parents français en difficulté et/ou des échelonnements de paiement. Un vrai discours de sourd.

Les parents parlent de prestation non conforme et l’administration par le biais de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), de difficultés financières de quelques parents.

Nous sommes face à un mur qui ne veut pas entendre, dans cette situation de crise mondiale, les préoccupations des parents et encore moins reconnaître ces défaillances.

L’AEFE met en avant ces propres difficultés financières qui sont le résultat de sa propre gestion. Les familles n’ayant aucun droit de regard sur cette gestion alors qu’ils participent à part égale avec l’eEtat français au budget de ces établissements en gestion direct (EGD).

Les parents des établissements français en Tunisie, contestent la facture des frais scolaires du troisième trimestre sur le principe de la prestation non conforme et de la pression subie, avec un seul mot d’ordre #jeretardemonpaiement.

La direction refuse tout contact avec les associations de parents d’élèves privilégiant une position de gestion dominante à savoir le paiement contre la réinscription de vos enfants.

Cette opération de harcèlement qui s’apparente à du chantage est inadmissible dans ce contexte où les parents sont complètement déstabilisés et c’est d’une écoute attentive avec considération que nous aurions aimé voir, nous parents/clients de cette Agence qui normalement devrait représenter les valeurs de la France et de la francophonie ».

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