Tunisie : Un centre de confinement pour les femmes victimes de violence

Cp : Le Monde

En Tunisie comme ailleurs dans le monde, le nombre de cas de violence à l’égard de la femme a remarquablement augmenté durant la période du confinement.

Certains sociologues expliquent ce fait par le stress social et le manque de visibilité financière qui font que certaines familles ou couples s’exposent à des problèmes qui virent rapidement à la violence.

En Tunisie, le ministère de la Femme, en partenariat avec la société civile, a ouvert un centre de confinement pour accueillir les femmes victimes de violence pendant le confinement total et le couvre-feu sanitaire.

« Il fallait faire face à la recrudescence de violences contre les femmes pendant cette période. Les victimes ne peuvent pas accéder aux refuges existants car elles risqueraient de contaminer les autres femmes déjà sur place », a expliqué, dans ce sens Salwa Kennou, présidente de l’Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (Afturd) et en charge du centre, au journal Le Monde. A son ouverture, le 2 avril à Tunis, le centre affichait quasiment complet, ajoute la même source.

En cette période de confinement, les services du ministère la Femme et de l’enfance ont enregistré une hausse considérable au niveau des cas de violence contre la femme. En effet, selon le ministère précité, en cette période, qui coïncide avec l’instauration du confinement total, le nombre des cas de violence contre la femme a quintuplé par rapport à 2019.

Dajla Gtari, présidente du département de lutte contre la violence contre la femme au ministère de la Femme et de l’enfance avait en effet confirmé l’hypothèse selon laquelle les dispositions du confinement ont contribué à la hausse des cas de violence contre la femme.

Le ministère de la Femme et de l’enfance avait annoncé le 4 février 2020 que le numéro vert 1899 mis en place au profit des femmes victimes de violence sera désormais opérationnel 24h/24. Les weekends seront également couverts par ce service.

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