La blouse blanche face à un défi majeur

Tribune | Par Badreddine Hajji – Pharmacien

L’Humanité n’a jamais été, depuis la seconde Guerre mondiale, aussi intensément frappée par un redoutable fléau tel que ce maléfique virus : covid-19.

Ce covid-19 est pernicieux, imprévisible, dangereusement mortel. Il a perturbé toutes les stratégies établies, confondu les logistiques mises en place.

Le monde entier a été pris de court et placé au départ dans une confusion quasi-totale ; ce coronavirus a assommé l’économie mondiale, il a mis en cause toutes les politiques, mais surtout il a gravement altéré et affecté le moral des gens mais avec des exceptions : des Femmes et des Hommes de la Santé, armés d’une volonté indomptable.

Ce maléfique virus a potentialisé leur détermination pour l’affronter avec témérité et tenter, tant bien que mal, de le circonscrire.

Leur force, tel un puissant propulseur, les a poussés vers des actes loyaux et nobles pour tout mettre en œuvre afin de pallier au maximum la nocivité de ce virus. Et c’est dans les circonstances dramatiques qu’émergent la bravoure et le courage de tout(e) Tunisien(ne) imbu(e) de cette appartenance, en répondant présent à l’appel de la Patrie et de ses concitoyens (nes), sans lésiner sur aucun moyen.

Ils, elles sont investis (es) d’un dévouement hors pair et d’un engagement total pour combattre ce fléau létal en s’acquittant de cette honorable mission, dans l’anonymat, sans tapages médiatiques loin des plateaux, en étant avare du verbe et généreux dans l’acte.

Nos jeunes et futurs ingénieurs se sont spontanément attelés à la tâche avec un savoir faire et une ingéniosité qui dépassent de loin leur capacité à concevoir un simple masque ; mais avec des moyens appropriés peuvent même créer des machines (celles de la respiration), importées à des prix forts. Ils ont prouvé leur capacité à réparer des appareils médicaux à la pointe de la technologie.

Pour les médecins, les pharmaciens biologistes, le corps paramédical, j’ai toujours voué une considération sans bornes, une grande admiration pour ce qu’ils font en temps normal ; en ces temps périlleux je suis à court d’adjectifs et de compliments à leur adresse.

Ils exercent actuellement dans des conditions des plus ardues et des plus contraignantes : l’infrastructure, la logistique, les équipements médicaux ne sont pas à la hauteur de leur compétence et de leur autorité scientifique.

A certains moments et lieux, même le plus rudimentaire des équipements manque, au péril de leur sécurité sanitaire. Malgré tout, le brave corps médical n’a épargné aucun effort et cette amère réalité n’a pas altéré d’une once leur âpre combat pour contrer cette pandémie.

Cet honorable corps médical ne s’est pas limité à sa seule fonction spécialisée mais il a entrepris de faire des collectes de tout genre pour soutenir l’effort débordé des pouvoirs publics.

Il a pris les devants en préconisant des mesures appropriés et des décisions adéquates pour contrecarrer l’effet ravageur du virus et ainsi limiter les coûts et éluder la contamination généralisée. Heureusement, les décideurs ont résolument adopté les propositions et les avis éclairés de notre éminent corps médical.

Cette pandémie du covid-19 a révélé à certains moments toutes l’impuissance de l’Etre humain et toute l’ampleur de ses retombées sociales, économiques et politiques, qui sont catastrophiques ; mais dans les pires maux et turbulences de dame nature, il y a eu toujours un survivant : l’Homme, son instinct de conservation, sa tendance à se surpasser pour vaincre et pour venir à bout des difficultés.

Ce sentiment n’est en fin de compte que la puissance de la volonté et une détermination inébranlable qui anime bon nombre de valeureux citoyens (nes) tunisiens (nes).

Mes vénérables confrères, médecins, pharmaciens biologistes, tout le vaillant corps médical, sont de cette trempe de tunisiens (nes), ils, elles veillent sur ce que l’Homme a de plus précieux : SA SANTE.

Commentaires:

Commentez...