Amnesty International appelle à libérer les citoyens ayant enfreint leur mise en quarantaine

Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à envisager d’urgence de réduire le nombre de détenus qui ont enfreint les mesures sanitaires d’urgence, afin d’empêcher la propagation du coronavirus.

Dans un communiqué paru hier, jeudi 2 avril 2020, l’organisation a estimé que la décision prise par le président de la République, Kais Saied, quant à une amnistie exceptionnelle pour 1420 détenus est une mesure positive, mais insuffisante. Elle estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour protéger les détenus en détention préventive et en garde à vue qui sont toujours à risque.

« Nous sommes conscients que les personnes qui enfreignent les mesures de confinement national et de distanciation sociale sont susceptibles de saper les efforts déployés par l’État pour limiter la progression du COVID-19 », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.

« Cela dit, le fait de multiplier les placements en détention dans un contexte de risque élevé de transmission met en danger la santé des personnes détenues et ne peut que contribuer à aggraver encore la crise sanitaire actuelle. »

Elle a rappelé dans ce sens que les prisons sont surpeuplées, avec des conditions d’hygiène « médiocres », « où l’éloignement physique est quasiment impossible à appliquer ».

Rappelons que jusqu’au 1er avril, 285 personnes ont été maintenues en garde à vue pour non-respect de leur mise en quarantaine.

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