Tunis : Malgré des symptômes de Covid-19, une famille organise un goûter d’anniversaire

Voici un bel exemple d’incivisme face au danger que représente une contamination au coronavirus. On a vraiment du mal à trouver une explication à autant d’insouciance et de mépris pour la santé d’autrui, lorsque la mauvaise foi est de mise.

Cet exemple vient de parents qui ont préféré passer outre toutes les consignes élémentaires de sécurité et transgresser les appels à la prudence.

Les parents d’un élève de l’école Robert Desnos, une école primaire sous le régime de l’enseignement français en Tunisie, ont été épinglés par l’Association des parents d’élèves des Établissements scolaires français en Tunisie (APEESFT) qui a relayé, dans un communiqué, ce fait révoltant.

L’affaire concerne l’un des parents, le père, qui aurait été en contact avec un ressortissant italien porteur du virus, signalé, déjà comme le septième cas de contamination en Tunisie.

C’est « le Mercredi 11 mars au soir, la directrice de Robert Desnos signale qu’un parent aurait rapporté avoir été en contact avec un ressortissant italien porteur du virus », quoique l’information ait été démentie par les autorités italiennes qui, débordés, démentent absolument tout.

« Jeudi 12 mars la directrice signale que l’enfant n’est pas venu en classe et qu’après des analyses il est déclaré sain non porteur (malgré les doutes de faux négatif ou la possibilité qu’il ait été malade et guéri) », indique le communiqué.

« Quant à la mère et le petit frère (nourrisson de 2 mois), ils sont diagnostiqués positifs. Les premiers symptômes du père sont apparus le 2 mars et un goûter d’anniversaire avec des élèves a été organisé chez cette famille le dimanche 8 mars. Les familles dont les enfants ont été présents à cet anniversaire ont bien été contactées et prises en charge par le SAMU tunisien », peut-on également lire.

Cela dit, si cela émanait d’une bonne foi et d’une minimisation des dangers du virus, la famille concernée aurait alerté l’école. La directrice, pour sa part, aurait pu faire preuve de plus de transparence face à une affaire aussi sensible mettant en jeu la santé de tous les enfants de l’école, parce que comme ça, elle met les blâmes plus de son côté que celui des parents dont les intentions pourraient ne pas être au-dessus de tout soupçon.

Ci-dessous, le communiqué publié par l’Association des parents d’élèves des Établissements scolaires français en Tunisie (APEESFT)

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