Tunisie : Les 32 ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement Fakhfakh à la loupe

La composition du nouveau gouvernement formé par Elyes Fakhfakh a été dévoilée. Il est composé de 30 ministres et 2 secrétaires d’Etat et compte 6 femmes.

  • Imed Hazgui : ministre de la Défense

Le nouveau ministre de la Défense nationale a été président de l’Instance d’Accès à l’Information depuis juillet 2017 avant sa nomination en tant que ministre de la Défense. Inscrit au barreau de Tunis depuis 1995, il a notamment été conseiller aux affaires étrangères auprès du ministre des affaires étrangères entre 1996 et 1998 avant d’intégrer le tribunal administratif comme conseiller adjoint.

  • Noureddine Erray : ministre des Affaires étrangères

Noureddine Erray est un diplomate de carrière. Sa première mission à l’étranger a eu lieu en 2003 lorsqu’il a occupé durant quatre ans le poste de conseiller de l’ambassade de Tunisie en Serbie. Depuis 2018, Noureddine Erray était ambassadeur à Oman.

  • Thouraya Jeribi Khemiri : Ministre de la Justice

Il s’agit d’une première étant donné qu’aucune femme n’avait dirigé un ministère de souveraineté auparavant en Tunisie. Elle a obtenu le certificat d’aptitude à la profession d’avocat en 1985 à la Faculté de droit de Tunis. Par la suite, elle a décroché un diplôme de troisième cycle en droit avant de choisir de rejoindre la magistrature. Jeribi a été juge dans les tribunaux de première instance de Monastir, Tunis et Sousse, puis a occupé le poste de cheffe d’arrondissements dans les cours d’appels de Sousse et de Tunis. Nommée magistrate à la Cour de cassation de Tunis, elle a ensuite présidé le Tribunal de première instance de Tunis, poste qu’elle occupe jusque là.

  • Hichem Mechichi : ministre de l’Intérieur

Récemment nommé premier conseiller à la présidence de la République en charge des affaires juridiques, Hichem Mechichi avait déjà occupé le poste de chef de cabinet ministériel dans les départements de la Santé, des Affaires sociales et du Transport. Ce commis de l’Etat a également été membre de la Commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation, fondée en 2011 et présidée alors par feu Abdelfattah Amor. Hichem Mechichi est titulaire d’une maîtrise de droit de la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis et d’un Master Degree en droit, sciences politiques et administration publique de l’Ecole nationale d’administration (ENA).

  • Nizar Yaïch : ministre des Finances

Bachelier du lycée pilote Bourguiba de Tunis, Mohamed Nizar Yaiche a étudié les mathématiques à Sainte Geneviève et est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris en tant qu’ingénieur économiste. Entre 1998 et 2006, il a occupé plusieurs postes au sein de Cap Gemini, Capgemini Telecom & Media et Orange Réunion puis était senior associate chez Booz Allen Hamilton. Il a également occupé les postes de directeur exécutif puis directeur commercial central au sein de l’opérateur national Tunisie Telecom. Il est président de Yaiche Group formé de YStrat International, YStrat Tunisia, YStrat United Arab Emirates, YFidelity, YSolutions, YTechnology, YTrade, international trade.

  • Salah Ben Youssef : ministre de l’Industrie

Il est encore inconnu au bataillon ou dans la sphère poltiitique étant donné que Salah Ben Youssef est un indépendant qui a été choisi par Elyes Fakhfakh pour diriger le ministère de l’Industrie.

  • Anouar Maarouf : ministre du Transport

Anouar Maârouf occupait jusqu’à présent le poste de ministre des Technologies de l’Information et de l’Economie numérique dans le gouvernement de Youssef Chahed. Il est titulaire d’un doctorat en mathématiques, d’un master en télécommunications et d’un master professionnel spécialisé dans le changement des organisations.

  • Habib Kchaou : ministre des Affaires sociales

Habib Kechaou est un indépendant spécialiste en gestion des ressources humaines. Il a occupé plusieurs fois le poste de conseiller social auprès de trois chefs de gouvernement successifs.

  • Mohamed Fadhel Kraiem : ministre des Technologies de l’information et de la communication

Mohamed Fadhel Kraiem est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Télécommunications de Paris avant d’entamer une carrière en France puis au Maroc. En 2010, il intègre Tunisie Telecom en tant que directeur général adjoint (DGA). Après un intermède à Monoprix il est nommé PDG de Tunisie Telecom en 2017.

  • Slim Azzabi : ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale

Secrétaire général du parti fondé par Youssef Chahed, Tahya Tounes, Slim Azzabi est issu du secteur bancaire. Il a ensuite fondé son cabinet de conseil en finances. Il a déjà occupé le poste de premier conseiller chargé du secrétariat général de la présidence de la République sous Béji Caïd Essebsi avant de devenir ministre-directeur du cabinet présidentiel de 2016 à 2018.

  • Mohamed Hamdi : ministre de l’Education

Mohamed Hamdi est titulaire d’une licence en philosophie de la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis et a enseigné la philosophie au lycée 9 Avril de Tunis. Mais il est surtout connu pour avoir été un militant de l’UGTT en tant que membre du syndicat général de l’enseignement secondaire. Il est aujourd’hui vice-secrétaire général d’Attayar et membre de son bureau politique.

  • Slim Choura : ministre de l’Enseignement supérieur

Slim Choura est directeur des études technologiques au sein du département de l’Enseignement supérieur. Il est aussi professeur à l’école polytechnique de Tunisie, à Carthage. Il a étudié aux Etats-Unis et est titulaire d’un doctorat en ingénierie.

  • Abdellatif Mekki : ministre de la Santé

Abdellatif Mekki est un médecin diplômé en biochimie dynamique et ancien ministre de la Santé de 2011 jusqu’à 2014. Dirigeant d’Ennahdha, cet ancien détenu ( il a été incarcéré entre 1991 et 2001) a été député au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC) puis réélu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en 2014.

  • Mohamed Mselini : ministre du Commerce

Mohamed Mselini est diplômé d’une maîtrise en gestion et comptabilité de l’université des sciences économiques et de gestion de Sfax en juin 1979. Cet ancien de la STEG (entre 1979 et 2016) est membre du mouvement Echaâb.

  • Mongi Marzouk : ministre de l’Energie et des Mines

Ancien ministre des Technologies puis ministre des Energies et des mines entre 2011 et 2016, Mongi Marzouk n’a pas d’étiquette politique. En janvier dernier, il avait été également proposé par Habib Jemli pour faire partie de son gouvernement.

  • Ali Hafsi : ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la relation avec le Parlement

Ali Hafsi est un homme d’affaires. Cet ancien maire de Tozeur a aussi été président du syndicat de l’orientation touristique et président de la Ligue nationale de football. Il a également été député en 2004 et en 2009, sous Ben Ali avant d’intégrer Nidaa Tounes en 2019.

  • Ayachi Hammami : Ministre auprès du chef du gouvernement chargé des droits de l’homme et de la relation avec la société civile

Ayachi Hammami est un activiste politique et militant de gauche. Il est également avocat à la Cour de Cassation. Il a été candidat pour devenir membre de la Cour Constitutionnelle.

  • Lobna Jeribi : Ministre auprès du chef du gouvernement chargé des grands projets

Lobna Jeribi a été députée de l’Assemblée nationale constituante (2011-2014) sous la bannière d’Ettakatol. Elle est titulaire d’un doctorat en système d’information et intelligence artificielle de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon ainsi que d’un diplôme d’ingénieur en système d’information. Elle est enseignante-chercheuse à l’Ecole nationale des Sciences de l’Informatique (ENSI) Université La Manouba mais aussi à la Sorbonne.

  • Mohamed Ali Toumi : ministre du Tourisme et de l’Artisanat

Mohamed Ali Toumi est le premier président élu de la Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme. issu d’Elbadil Ettounsi il en est le porte-parole.

  • Chiraz Laatiri : ministre des Affaires culturelles

Chiraz Laatiri a été, jusqu’en novembre 2019, Directrice Générale du Centre National du Cinema et de l’Image (CNCI) de Tunisie, poste qu’elle a occupé durant plus de deux ans. Elle est maître de conférences à l’Université de la Manouba et a été directrice de l’ISAMM (Institut Supérieur des Arts Multimédia de la Manouba) de 2006 à 2011. Elle a également un DEA en Modélisation et Informatique de Gestion.

  • Ghazi Chaouachi : ministre des Domaines de l’Etat

Ghazi Chaouachi est juriste de formation. Avocat, il a été membre de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. C’est un des co-fondateur du Courant démocratique dont il est le secrétaire général. Il est également le chef du groupe parlementaire du Bloc démocrate et membre de la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des lois parlementaires et électorales.

  • Ahmed Gaâloul : ministre des Affaires de la jeunesse et du Sport

Ahmed Gaâloul, issu d’Ennahdha était déjà en poste en tant que secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement de Youssef Chahed. Entraîneur de Taekwondo, l’ancien président de la Fédération Tunisienne de Taekwondo a aussi été membre du comité d’éthique de la fédération mondiale de Taekwondo. il est diplômé en philosophie et en études islamiques.

  • Asma Sehiri Laabidi : ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance

Asma Sehiri Laabidi a été, en 2018, la première femme à occuper le poste de directrice générale de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Juriste de formation, elle est titulaire du diplôme du cycle supérieur de l’ENA de Tunis.

  • Moncef Sliti : ministre de l’Equipement

Docteur en génie civile, Moncef Sliti est issu du bureau politique d’Ennahdha. Il a été chef de cabinet du ministre de l’Equipement et de l’environnement Mohamed Salmen (Troïka). Il a toujours fait partie du ministère de l’Equipement sauf quand il a dû fuir la Tunisie vers la France dans les années 90 où il a été président directeur général de l’entreprise de la société MWA en France pendant 10 ans.

  • Fathi Belhaj : ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle

Fathi Belhaj est embre du bureau politique du mouvement Echaâb, Fethi Belhaj détient une maîtrise en philosophie, un diplôme d’études approfondies en sciences politiques et en relations sociales en 2001 ainsi qu’une maîtrise en civilisation arabe.

  • Mohamed Abbou : ministre de la Fonction publique

Mohamed Abbou a été nommé ministre d’Etat chargé de la Fonction publique, de la Réforme administrative et de la Lutte contre la corruption. Avocat auprès de la Cour de cassation et Secrétaire général et membre fondateurdu Courant démocratique, cet ancien du CPR est titulaire d’un doctorat en droit privé. En 2013 il a quitté le CPR et fondé Attayar et occupé le poste de ministre auprès du chef de gouvernement chargé de la réforme administrative dans le gouvernement de Hamadi Jebali avant de démissionner. Mohamed Abbou a également été candidat à la dernière élection présidentielle, obtenant 3,6% de voix au premier tour.

  • Oussama Kheriji : ministre de l’Agriculture

Oussama Kheriji est diplômé de l’Institut national agronomique de Tunisie (INAT). Il est président de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) depuis 2015. Il a été directeur général l’INGC (Institut national des grandes cultures) et sous-directeur au ministère de l’Agriculture entre 2009 et 2013.

  • Ahmed Adhoum : ministre des Affaires religieuses

Ahmed Adhoum est le seul ministre à avoir été maintenu à son poste. Titulaire d’une maîtrise en Droit, ce juriste a été juge au tribunal cantonal de Kairouan avant de rejoindre la tête du Tribunal de première instance dans la même circonscription puis le Tribunal de première instance de Mahdia. En 1995, il a été nommé président du Tribunal de première instance de Monastir avant de devenir président de la Cour d’appel de Bizerte apuis premier président près la même cour en 2000. Il a aussi été ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières dans le gouvernement de Béji Caïd Essebsi en 2011, puis président du Haut comité de Contrôle administratif et financier avant de devenir ministre des Affaires religieuses dans le gouvernement de Youssef Chahed.

  • Chokri Ben Hassen : ministre de l’Environnement

Chokri Ben Hassen est titulaire d’une maîtrise en droit. Inspecteur principal auprès des services financiers, il a occupé le poste de délégué de 2006 à 2009, puis a été nommé en tant que secrétaire général du gouvernorat de Mahdia de 2009 à 2012 avant de devenir en 2015, Gouverneur de Kairouan.

  • Lotfi Zitoun : ministre de la gouvernance locale

Issu d’Ennahdha, Lotfi Zitoun a été le conseiller politique de Rached Ghannouchi, avant de démissionner en juillet 2019. Il est diplômé en anglais et en gouvernance politique. il a également une maîtrise en théorie des relations internationales de l’université de Canterbury.

  • Selma Ennaifer : Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères

Selma Ennaifer est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et Expert-comptable. Elle est actuellement Division Manager – Financial Management au sein de la Banque Africaine de développement (BAD) qu’elle a intégrée en 2008,

  • Akissa Bahri : Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture chargée des ressources hydrauliques

Akissa Bahri est une spécialiste internationale de l’eau. Elle a notamment été coordinatrice de la facilité africaine de l’eau à la Banque africaine de développement (BAD) et a travaillé dans plusieurs pays durant ses 40 ans de carrière.

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