Tracasseries et ronds de cuir : Le calvaire kafkaien d’un étudiant ivoirien à Tunis

Voici une histoire qui souligne combien l’administration tunisienne peut être impitoyable, compliquée et aussi aveugle que la justice personnifiée par Thémis.

Le cas que je voudrais porter à votre connaissance et celle des responsables qui ne sauraient pas ce qui se passe sous leur nez, est exemplaire des tracasseries que peuvent subir les uns et les autres.

Venu suivre une formation en Tunisie, un jeune Ivoirien s’est retrouvé bloqué à cause d’un engrenage institutionnel gourmand en paperasses et en démarches.

Afin de compléter son dossier, cet étudiant a besoin d’un certificat médical attestant qu’il n’est pas porteur du VIH ou de l’hépatite.

Pour obtenir ce sésame, le jeune Ivoirien s’est adressé à un médecin spécialiste. Toutefois, l’autorité de tutelle lui a spécifié qu’il fallait s’adresser à un hôpital. Il s’adressa à l’hôpital Mongi Slim, dans la région où il réside. Là, il lui a été signifié qu’il fallait plutôt frapper à la porte de l’hôpital de la Rabta à Tunis.

S’étant rendu à cette adresse, on lui a spécifié que c’était à l’Institut Pasteur qu’il fallait s’adresser. Il s’y rendit mais en fut pour ses frais car l’institut n’avait pas de réactif pour les tests dont il avait besoin.

On le renvoya vers l’hôpital militaire qui l’adressa au centre de médecine universitaire à l’avenue Mohamed V. Arrivé là, on lui signifia que ce service n’acceptait pas les étudiants étrangers.

Il trouva une solution en s’adressant à une association œuvrant au dépistage du VIH. L’association fit le nécessaire grâce à l’intervention de son président, un médecin des plus réputés.

Toutefois, l’administration refusa le document car l’association ne relève pas du service public.

Le jeune homme est carrément désespéré devant cet imbroglio. Cela fait un mois qu’il tourne en rond et ne parvient pas à trouver une solution pour compléter son dossier.

Plus grave encore, les cours qu’il doit suivre et qui sont patronnés par le département de la Formation professionnelle ont commencé depuis le 1er décembre.

Et lui ne parvient toujours pas à compléter son dossier et ne sait plus à quel saint se vouer.

Est-ce ainsi que la Tunisie deviendra un hub entre Afrique, Europe et Monde arabe ? Ces situations inénarrables sont légion et tout se passe comme si les choses les plus simples comme passer un test médical, devenaient une mission impossible.

Qui saura trouver une solution pour ce jeune Ivoirien privé de sa formation et laissé pour le compte ?

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