Les Confessions d’un Africain du XXIème siècle

Saint-Augustin

Je voudrais, comme Rousseau et Augustin, vous raconter quelques éclats, bribes et débris d’une vie. Ce seront les mots d’un homme dans la force de l’âge, entre automne et hiver.

Ces mots, j’ai désiré commencer à les dire un soir de Noêl, dans un moment de solitude choisie et assumée.

Nul n’est seul s’il porte sa plume et s’il recherche l’oreille d’autrui.

Ces mots me renvoient à des silences, des images, des souvenirs. Ces mots sont ma dette envers Socrate, Proust, Freud et Jung.

Ces mots sont ce qui reste après un long chemin.

Ces mots sont aussi une manière de commencer à tirer ma révérence.

Toutes ces années, j’ai cru, comme on enfile une armure, que la vie est surprise, miracle, victoire, défaite.

Ce soir, je le crois plus que jamais car on n’est seul que dans ses pires cauchemars.

Ce soir, je me souviens de Nathanael et ses nourritures, Molloy et son immobilité, Portnoy et son complexe.

Je n’oublie pas Atlas, Sisyphe , Thésée, Cyprien, Massada et le reste.

Ce soir, je suis l’hésitation d’une vie, au seuil de mes mots, au terme du silence, au tout début de ma confession…

Post Scriptum : En cette veille de Noël, j’ai désiré partager avec mes lecteurs l’incipit de mon nouveau livre « Les Confessions ». Des bonnes feuilles dédiées à tous mes amis et à la mémoire de Saint-Augustin.

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