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Tunisie : Assistance technique et financière de l’OMS pour développer la santé publique

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va débloquer u million de dollars à la Tunisie pour appuyer la Tunisie dans sa politique de santé. Cette enveloppe est consacrée, chaque année à la Tunisie pour l’élaboration de politiques de santé en Tunisie adaptées aux besoins ainsi que de projets conformes aux normes internationales.

Dr. Yves Souteyrand, représentant du bureau de l’OMS en Tunisie, a fait cette annonce dans une interview accordée à l’agence TAP à l’occasion de la célébration, le 12 décembre 2019, de la Journée internationale de couverture santé universelle (CSU).

Il a révélé que « l’OMS fournit une assistance technique à la Tunisie et finance des actions visant à mettre en place des stratégies et des projets conformes aux normes internationales permettant d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, en particulier la couverture santé universelle » par le biais du renforcement des centres de santé de base, dont le nombre est estimé actuellement à 2000 en Tunisie ».

Il a également reconnu que « le manque d’organisation et l’inégalité très forte entre la zone côtière et les régions du centre en matière de santé, se traduisent par des indicateurs qui sont préoccupants, par exemple la Tunisie a fait de grands progrès au niveau du taux de mortalité infantile mais ce taux est multiplié par deux dans les régions du centre par rapport aux régions côtières ».

Souteyrand a aussi épinglé les décès maternels qui restent encore élevés en Tunisie, selon lui. « Les décès maternels sont encore trop importants en Tunisie bien qu’il y ait eu des progrès considérables », a-t-il signalé.

« La Tunisie n’a pas atteint l’objectif millénaire de développement n°5 qui consistait à diminuer de deux tiers le nombre de décès maternels entre 1990 et 2015. Aujourd’hui on est à 44 décès pour 100 mille femmes, ça veut dire 100 ou 200 femmes meurent chaque année pendant la grossesse, lors de l’accouchement, ou pendant le mois qui suit l’accouchement, ce qui est beaucoup ».

Abordant de nombreux points, le représentant de l’OMS a, aussi, mis l’accent sur l’importance de la défragmentation du système d’assurance maladie qui est actuellement compliqué et non homogénéisé, selon lui.

« Aujourd’hui, 13% du budget de l’Etat est consacré au secteur de la santé ce qui dépasse le budget alloué dans la plupart des pays de la région et si on n’arrive pas à atteindre les résultats escomptés cela veut dire qu’il y a un problème d’efficience lié au fait que le système de financement de la santé est trop compliqué d’où la nécessité de le défragmenter pour avoir une meilleure gouvernance », a-t-il expliqué.

Pour Souteyrand, le ministère de la Santé devrait s’approprier le projet de la politique nationale de la santé à l’horizon 2030, appuyée par l’OMS, mais l’instabilité au niveau du ministère de la Santé (5 ministres en deux ans), influe sur les résultats et empêche la réalisation des objectifs.

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